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jeudi 25 avril 2024

Forum des pays exportateurs de gaz: Le Sommet d’Alger entame aujourd’hui ses travaux

C’est aujourd’hui que s’ouvrent les travaux du 7e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) qui se tiendra jusqu’au 2 mars au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal-Alger.

Par Lynda Naili

Présidé par Abdelmadjid Tebboune, ce Sommet du GECF réunira les 19 pays membres de cette organisation qui à elle seule représente 72 % des réserves prouvées de gaz dans le monde et 44 % de la production commercialisée.
Au premier jour de ce sommet, se tiendra d’abord une réunion du groupe de travail ad hoc de haut niveau, puis l’inauguration du siège de l’Institut de recherche sur le gaz du GECF, et enfin seront engagées des discussions sur les perspectives mondiales du gaz.
Dans ce cadre, notons qu’à l’ordre du jour de ce sommet sont inscrites des questions cruciales pour l’avenir du gaz naturel, tant pour les pays producteurs que pour les consommateurs. A ce titre, outre les questions de sécurité énergétique et les tensions géopolitiques qui seront en tête des priorités de ce Sommet d’Alger, ainsi que le rôle positif du gaz naturel dans la transition énergétique, seront notamment examinés les moyens devant permettre aux pays producteurs de s’adapter à la mutation mondiale vers des ressources énergétiques durables, la stabilité, l’équilibre et la sécurité des marchés du gaz en préservant ces derniers contre toute intervention ou cadre réglementaire qui pourrait favoriser l’intérêt d’une partie au détriment de l’autre. De plus, compte tenu des circonstances et des changements importants aux niveaux régional et international, lors de ce sommet il sera également question de «rapprocher les vues des pays membres concernant les défis et les multiples opportunités auxquels est confrontée l’industrie gazière, notamment la gestion de l’offre et de la demande», a fait savoir Mohamed Arkab, ministre de l’Energie et des Mines, dans un entretien accordé à l’Agence press qatarie. Ainsi, hormis les changements et les crises en Europe et au Moyen-Orient, M. Arkab a aussi cité les défis internationaux comme les répercussions de la crise sanitaire Covid-19 et l’adaptation aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, dans le contexte d’une montée de la pression pour accélérer le dialogue autour des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’utilisation de l’énergie fossile. Par ailleurs, ce 7e Sommet du GECF sera sanctionné, à l’issue de ses travaux le 2 mars prochain, par la Déclaration d’Alger, la signature de protocoles d’accord avec la Commission africaine de l’énergie et l’Institut de recherche économique pour l’ANASE et l’Asie de l’Est.
Il y a lieu de noter, à cette occasion, que le Président Tebboune, dans un message de bienvenue publié sur le site électronique, lancé le 6 février dernier et exclusivement dédié à cette 7e session du Sommet du GECF, avait souligné que «la session d’Alger se tient dans un contexte où le gaz naturel est de plus en plus sollicité en tant que source d’énergie cruciale pour le développement socio-économique». Poursuivant dans ce sens, le chef de l’Etat, relevant que le gaz naturel est «l’une des principales sources d’énergie alternatives, propres et respectueuses de l’environnement», a de ce fait appelé les participants à ce sommet «à approfondir la réflexion et la concertation, en vue d’en réaffirmer la valeur en tant que ressource essentielle pour les transitions énergétiques, de relever les défis du développement des techniques d’extraction et d’encourager l’investissement dans la recherche et l’élargissement des champs d’exploration, dans le cadre de partenariats mutuellement bénéfiques, entre les pays producteurs et consommateurs, sur un pied d’égalité». En outre, réaffirmant «l’importance de la coopération et de la solidarité» dans le cadre de ce Forum, il a mis en exergue l’impératif de «la préservation de cette ressource précieuse et son exploitation à bon escient est une responsabilité partagée qui doit reposer sur une compréhension mutuelle des exigences de l’équilibre des intérêts et du partage des avantages».
Pour rappel, créé en 2001, le GECF est constitué de cinq pays d’Afrique, à savoir l’Algérie, la Libye, l’Egypte, le Nigeria et la Guinée équatoriale. Il comporte aussi deux pays d’Asie : l’Iran et le Qatar ainsi que trois pays d’Amérique que sont la Bolivie, le Trinité-et-Tobago et le Venezuela. Le GECF compte aussi la Russie ainsi que sept pays observateurs : Angola, Azerbaïdjan, EAU, Irak, Malaisie, Norvège et Pérou.

L. N.

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