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mardi 27 septembre 2022

Forte hausse des cas de coronavirus: Pr Bouamra avertit : «La troisième vague est à nos portes…»

La pandémie de Covid-19 regagne du terrain en Algérie et le nombre de cas augmente vite. En ce début du mois de juillet, le nombre de contaminations frôle les 500 cas par jour. Les spécialistes qui ne cessent de mettre en garde contre la propagation rapide du virus, appellent à la vigilance, au respect des gestes barrières et à se faire vacciner.

Par Louisa Ait Ramdane

L’Algérie enregistre ces derniers jours une nette hausse des contaminations au coronavirus. Les cas sont en recrudescence et l’inquiétude est forte. A l’origine de ce rebond, l’avènement des variants du virus et le relâchement quant au respect les mesures préventives. Intervenant hier sur les ondes de la radio locale de Sétif, le Professeur Abderrezak Bouamra, chef de service d’épidémiologie à l’hôpital de Tipasa, n’a pas écarté une troisième vague de coronavirus. «La troisième vague est à nos portes en raison de la propagation rapide de son variant britannique, aggravée par un grave relâchement dans le respect des mesures barrières préventives contre le virus», a-t-il averti. L’intervenant n’a pas exclu pas le retour au confinement et le durcissement des mesures contre la propagation du virus. Bouamra a révélé que les hôpitaux d’Alger, Blida, Tipasa et d’tres grandes villes du pays connaissent une saturation de leurs services Covid-19 et que la majorité des malades hospitalisés arrivent dans une situation préoccupante. Néanmoins, le Professeur Bouamra a souligné qu’aucun cas du puissant variant indien, le fameux «Delta», n’a été enregistré pour le moment en Algérie.
Par ailleurs, la seule arme destructrice pour le coronavirus reste la vaccination, a estimé le Docteur Mohamed Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique du suivi de la pandémie Covid. En Algérie, la campagne de vaccination est actuellement à ses débuts, en termes de chiffres. Quelques centaines de milliers de personnes ont été vaccinées. Un chiffre insuffisant pour contrer une éventuelle propagation des variants. «La campagne de vaccination contre le Covid-19 en Algérie avance à petits pas, pour entre autres raisons, la réticence les citoyens», a déploré récemment le Docteur Mohamed Bekkat Berkani. Il a affirmé que cette réticence est essentiellement due à un déficit de communication. Pour rassurer les citoyens, le docteur a affirmé qu’«il n’y a pas de mauvais ou de bon vaccin».
La réticence à se faire vacciner doit être compensée par le respect des mesures de prévention. Or actuellement on constate un relâchement total des gestes barrières, notamment le port de la bavette et la distanciation physique qui n’est pas observé un peu partout, aussi bien dans les lieux publics que dans les transports en commun, les magasins et cafétérias, les administrations, plages, cimetières. Même des fêtes (mariages, fiançailles, circoncision,..), sont organisées sans le moindre respect des mesures de prévention contre la pandémie, alors qu’elles sont interdites.
Conséquence de l’allégement des mesures de lutte contre le virus et l’absence d’un contrôle vigoureux, le citoyen a baissé la garde et semble oublier l’épidémie. La population, en outre, semble profiter d’un autre relâchement, celui des forces de l’ordre qui ne réagissent plus par des contraventions comme cela se faisait, avec la rigueur de mise, il y a quelques mois. La responsabilité est donc partagée entre population et pouvoirs publics.
La situation est de plus en plus préoccupante. Les spécialistes en infectiologie, en épidémiologie, en médecine préventive et en immunologie, ne cessent de mettre en garde contre le non-respect des mesures préventives contre le Covid-19 pour éviter une troisième vague du virus. Ainsi, la vigilance doit rester de mise et le relâchement risque d’être fatal.
L. A. R.

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