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lundi 25 octobre 2021

Forêts: L’Algérie a récolté plus de 56 000 quintaux de liège en une année

La production nationale de liège a atteint 56 489 quintaux, au terme de la campagne 2019-2020, contre 59 607 Qx durant la campagne précédente, a indiqué, hier, un responsable à la Direction générale des forêts.

Par Hocine H.

«Les objectifs sont atteints à 80 % par rapport aux prévisions de la DGF qui tablait sur une récolte de 70 612 Qx à travers plus d’une vingtaine de wilayas subéricoles», a indiqué à l’APS Houari Djardini, de l’inspection générale de la DGF. La production moyenne du pays en liège se situe autour de 60 000 Qx par an, selon M. Djardini, affirmant toutefois que le pays avait dépassé ce seuil en 2018 avec 89 309 Qx récoltés. Cet ingénieur forestier a fait constater que la production subéricole a nettement reculé ces dernières années, par rapport aux années précédentes où l’Algérie était classée parmi les premiers producteurs de liège en Méditerranée.
Quant aux raisons de ce déclin de la production nationale, ce responsable à évoqué notamment le vieillissement des arbres et la régression des surfaces occupées par le chêne-liège dans les régions de production «qui sont passées de 450 000 hectares à 200 000 hectares».D’ailleurs, «même ces superficie de subéraie très limitée sont sous-exploitées par rapport à leur capacités réelles estimées à 100 000 Qx», a-t-il relevé, expliquant ce fait par la difficulté pour les exploitants d’accéder aux massifs forestiers.
Pour optimiser les ressources de la subériculture existantes à l’échelle nationale, cet ingénieur forestier insiste sur l’aménagement et la restauration de la subéraie et la réhabilitation des forêts des chêne-liège endommagées par les feux de forêt.
M. Djardini a également souligné la nécessité pour le pays de moderniser les installations de transformation industrielle afin de multiplier les débouchés de ce produit forestier de haute valeur marchande.
Dans ce contexte, ce responsable a fait savoir qu’une bonne partie de la production nationale en liège est destinée aux marchés extérieurs après sa transformation, en soulignant que l’exploitation de liège brut par les particuliers est interdite par la loi.
En effet, l’exploitation, le ramassage, la transformation et la vente du liège domanial sont confiés exclusivement au groupe public GGR (Groupe génie rural) et ses six filiales qui activent à travers les différentes régions du pays, a-t-il précisé.
Très prisé sur les marchés mondiaux, ce produit bio sert de matière première notamment pour la réalisation de panneaux d’isolation thermique et sonore pour les habitations ainsi que pour la fabrication des bouchons.
Selon les données recueillies auprès de la DGF, la campagne subéricole démarre à la mi-juin de chaque année et se poursuit jusqu’à mi-septembre, sauf en cas d’imprévus majeurs tels les grosses chaleurs, les feux de forêt ou encore les averses.
«Dans de telles conditions, le liège levé recolle au tronc et ne peut être prélevé, ce qui oblige les exploitants d’interrompre la récolte dans les endroits touchés par ces incidents pour la reprendre l’année d’après», a-t-on précisé.
La levée du liège (prélèvement de l’écorce de l’arbre du chêne-liège) se fait avec des rotations de 9 à 12 ans sur des arbres adultes. La production mondiale de liège s’élève à
300 000 tonnes par an, dont
150 000 tonnes (52 %) provient du Portugal.
L’arbre de chêne-liège, d’une grande importance économique et environnementale, pousse essentiellement dans les pays de la Méditerranée et a une durée de vie comprise entre 150 ans et 200 ans.
H. H.

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