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samedi 10 décembre 2022

Flambée des prix, une semaine après le début du ramadhan : Les Algériens entre marteau de la hausse et enclume des dépenses

Une semaine s’est déjà écoulée du mois de ramadhan, mais les prix des produits alimentaires n’ont pas baissé, alors que d’habitude, passé la première semaine, ils connaissent une légère diminution. Toujours inaccessibles, les prix des fruits et légumes donnent le tournis au consommateur et sont toujours hors de portée. La flambée des prix continue, rien n’est fait pour l’arrêter.

Par Meriem Benchaouia

Pour les commerçants, la seule et unique raison c’est le ramadhan. Une excuse qui ne tient pas la route dans la mesure où la frénésie des achats est déjà passée et d’habitude au 8e jour de ce mois de jeûne la mercuriale devient plutôt clémente. Ainsi, ni les promesses du pouvoir d’un ramadhan sans pénurie et sans flambée, ni les appels des associations de protection du consommateur n’ont pu permettre une baisse de prix de certains produits alimentaires. En effet, les étals colorés et bien garnis affichent des prix élevés, en particulier pour les fruits de saison, cela n’empêche pas les acheteurs de remplir leurs couffins en prévision du repas du f’tour. Le citoyen courbe l’échine devant la dure loi de l’offre et de la demande, plus la demande est forte, plus la surenchère augmente. Si cette situation est préjudiciable à plus d’un titre aux familles, les commerçants, eux, nagent dans le bonheur. Ce mois représente pour eux une période de vaches grasses idéale pour renflouer les caisses. «En cette période, les gens affichent une mine de loup affamé et peuvent acheter n’importe quoi. C’est ce qui provoque cette surenchère aux conséquences néfastes pour les revenus moyens», explique un commerçant rencontré au marché Clauzel, à Alger. «En dépit de la hausse des prix de certains produits, on constate une boulimie d’achat chez le citoyen qui malmène ainsi son budget», nous a affirmé une dame. Presque une quinzaine de personnes chez Mahdi, un vendeur de légumes et de fruits au sein du souk, qui constate qu’il y a un grand changement. «Il y a une grande différence entre l’ambiance du ramadhan et celle des autres mois, les gens viennent en grand nombre et achètent le plus souvent des fruits : banane, fraise et orange», nous confie Mahdi. Toutefois, la fièvre de la mercuriale est tout à fait injustifiable, si l’on se réfère à l’équation de l’offre et de la demande. La disponibilité des produits est assurée, mais leurs prix ont vertigineusement augmenté. Cette hausse a été constatée dans la grande majorité des marchés algérois. Avec une différence de quelques dinars seulement, les mêmes prix sont ostensiblement affichés au marché Clauzel, Ali- Mellah ou celui couvert de Meissonnier. En effet, le prix de la tomate varie entre 140 et 160 DA. Le prix de la pomme de terre a aussi sensiblement augmenté puisque le kilogramme de ce produit prisé varie entre 100 et 120 DA, alors qu’elle était à 80 DA au début du ramadhan. La laitue est cédée entre 110 et 130 DA le kilogramme. Les poivrons et les piquants sont proposés à 120 DA le kilo. Les haricots sont à 300 DA le kg. Le prix de la courgette est passé de 90 à 100 DA. L’oignon est à 80 DA, les carottes à 100 DA. Le prix des autres légumes a également doublé, haricots verts à 280 DA, chou-fleur à 100 DA, navet à 100 DA, fenouil et aubergine à 110 DA et concombre à 160 DA. Sans oublier le citron dont le prix varie entre 300 et 400 DA le kg. Les fruits saisonniers ont eux aussi pris l’ascenseur, notamment les fraises cédées entre 240 et 280 DA, les oranges à 220 DA et la banane à 280 DA.

M. B.

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