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mercredi 5 octobre 2022

FFS, PT, RCD, MSP… Les partis reprennent timidement leurs activités

Après ce qui s’apparentait à un silence radio, la scène politique s’est un peu animée ce week-end. A l’occasion de rencontres, de conférences des élus ou de travaux liés aux congrès partisans, des leaders politiques se sont exprimés sur des sujets liés à l’actualité nationale et internationale.
Dans une allocution à l’ouverture de la rencontre des présidents des Assemblées populaires locales de son parti, Abderrezak Makri, président du MSP, a plaidé pour «l’accélération de la promulgation du nouveau code des collectivités locales en tenant compte des avis des partenaires politiques et des élus», et «l’élargissement des prérogatives de l’élu local afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle d’autorité locale issue du peuple». Le chef du parti islamiste a souligné l’«importance de garantir le principe de liberté dans la gestion et la prise de décisions pour les Assemblées locales et d’assurer la complémentarité et la coordination entre l’élu, l’administration et la société civile». Makri a appelé, aussi, à la «révision du découpage administratif de manière à réaliser la décentralisation dans la gestion», et à «la création d’un service pour les impôts au niveau de l’organigramme de l’APC, chargé du suivi du recouvrement». Au volet international, l’orateur a évoqué le revirement de position de l’Espagne à l’égard de la question sahraouie, indiquant que «malgré sa responsabilité historique dans ce dossier, l’Espagne s’en dérobe, et ce, en raison des pressions de l’Occident et des Etats-Unis pro-Maroc». De son côté, le premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, intervenant à l’ouverture de la conférence nationale des élus du parti, dira que «le FFS en appelle à la rédaction d’un nouveau code des collectivités locales, qui soit à même de redonner de la considération aux Assemblées locales, qui place l’élu dans un rôle et une place privilégiés et lui accorde plus
d’initiatives et de moyens qu’exigent sa mission et sa vision du développement local et la prise en charge des préoccupations populaires et des singularités régionales». Il a affirmé qu’il est impérieux d’accorder aux élus «plus de prérogatives, d’initiatives et de moyens, notamment en matière de financement dont il y a lieu de revoir le modèle actuel, en leur permettant notamment de chercher leurs propres sources et d’en finir avec les tracas de la centralisation décisionnelle». Aouchiche a conclu en indiquant que «le modèle que nous suggérons repose sur la bonne gouvernance dans la gestion, encourage les initiatives et cautionne l’innovation et la création», ajoutant qu’au-delà du souci du développement intrinsèque, cette façon de faire permettra un rétablissement de la confiance entre l’administration et les administrés et par ricochet entre les différentes composantes de la société. Par ailleurs, les travaux du 8e congrès du Parti des travailleurs (PT) ont débuté vendredi à Alger. Dans une allocution prononcée à cette occasion, Louisa Hanoune, SG du parti, a réitéré les positions de sa formation politique autour des différentes questions nationales et internationales, soulignant que le PT «qui est issu du mouvement national et du mouvement ouvrier, s’emploie en toutes circonstances à trouver des solutions algériennes aux problèmes posés». Elle a également réaffirmé le soutien du parti à la lutte du peuple palestinien pour lui permettre de recouvrer ses terres et ses droits, mettant en garde contre «le danger existant après la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste, lequel constitue une menace pour la stabilité de notre pays et de tous les pays du Maghreb». Par ailleurs, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a annoncé, vendredi, tenir son congrès les 3 et 4 juin prochain.
Massi Salami

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