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lundi 3 octobre 2022

Festival international du court-métrage d’Imedghassen: Les meilleures œuvres primées

Le rideau est tombé jeudi soir sur le Festival international du court-métrage d’Imedghassen au théâtre régional de Batna, avec la remise des prix aux meilleures œuvres des deux compétitions internationale et nationale, en présence d’un public nombreux et des amateurs de 7e art.
Le directeur artistique du festival, Ali Djebara, a indiqué dans ce contexte à l’APS que toutes les œuvres primées durant cette première édition ont traité des sujets humanitaires. S’agissant de la compétition internationale, le prix du meilleur court-métrage a été décerné à l’œuvre palestino-allemande «Maradona’s legs» du réalisateur Firas Khoury, consacrée à la question des enfants réfugiés et de l’occupation à travers le football et leur star préférée Maradona.
Le prix du meilleur tournage a été attribué ex æquo au film russe «Child’s happiness» d’Andrei Kudorov et au film algérien «La page blanche» du réalisateurs Nadjib Amraoui, tandis que le court-métrage «Philosophe», du réalisateur Fadhel Abdelatif du Maroc, a décroché le prix de la meilleure réalisation. Quant au prix du jury, il a été décerné au film «Sotra» du réalisateur algérien Abdallah Aggoune.
Concernant la compétition nationale, le prix du meilleur film a été attribué au film «Nota» d’Imad Benamoura, celui du meilleur scénario au film «Domino», coréalisé par Mohamed Allouane et Farid Noui, le prix du meilleur tournage à la production «Kayen ouala ma kanech» de Abdallah Kada et celui de la meilleure réalisation à «Nos souvenirs» de Farid Noui et Walid Benyahia.
La soirée de clôture à laquelle a pris part le wali de Batna, Toufik Mezhoud, a donné lieu à la distinction de figures de la scène artistique nationale et locale, dont Mohamed El Aouadi, Malika Belbey, Nawal Messaoudi et Mabrouk Feroudji, ainsi qu’un hommage particulier au réalisateur Ahmed Rachedi.
La manifestation, organisée par la coopérative Lemsa, a vu la projection de 14 courts-métrages de réalisateurs de 14 pays et 12 autres courts-métrages de plusieurs wilayas.
Ces films ont été projetés à la cinémathèque Aurès, rouverte à l’occasion après une opération de réhabilitation et de restauration après 20 années de fermeture. Plusieurs stars nationales, dont le réalisateur Ahmed Rachedi et des comédiens, à l’instar de Salah Aougrout et Hakim Dekkar, étaient présents à cette édition du court-métrage d’Imedghassen qui a attiré un public nombreux de Batna et des wilayas voisines.
Des ateliers de formation aux métiers du cinéma ont été également organisés au cours de cette manifestation au profit de jeunes par des enseignants spécialisés de l’université Batna-2.
A l’ouverture de ces journées du court-métrage, Ahmed Rachedi a salué l’initiative, estimant qu’elle «constitue un pas vers la relance et la dynamisation de la scène cinématographique et culturelle».
Il a souhaité, à cet effet, que ces initiatives s’étendent aux autres wilayas pour permettre au plus grand nombre de jeunes cinéastes de faire connaître leurs œuvres.
De son côté, le directeur du Centre algérien de la cinématographie, Salim Aggar, a estimé que cette manifestation constitue «un évènement majeur» organisé par des jeunes amateurs du 7e art, considérant que l’importance du festival est de se focaliser sur le court-métrage qui constitue une forme cinématographique très appréciée par les jeunes cinéastes.
Le festival de quatre jours a été marqué par l’organisation d’excursions vers des sites archéologiques de la wilaya de Batna, dont Timgad et le tombeau royal numide d’Imedghassen, selon son Commissaire Issam Taâchit qui a mis l’accent sur la «dimension artistique, culturelle et touristique de la manifestation».
M. K.

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