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lundi 3 octobre 2022

Festival de la chanson d’expression kabyle Une cinquantaine d’artistes à la douzième édition

Une cinquantaine d’artistes-interprètes ont marqué de leur présence l’ouverture, dimanche à Sidi-Aich, de la 12e édition du Festival culturel local de la musique et de la chanson d’expression kabyle.
Il y avait les anciens, à l’instar d’Agraw, Amor Abdennour, Dahmani Beklaid, Rachid Ferhani, etc., venus en invités d’honneur, une pléiade de nouveaux talents, à l’allure d’anciens déjà, dont Rahima Khalfaoui, Nesrine, Arezki Ouali, Ghilès Terki Ouazib, Mohand Améziane, mais aussi une ombelle d’artistes en quête de reconnaissance et qui ne demandent qu’à percer à l’occasion, la plupart étant arrivés avec la ferme volonté de se distinguer dans la compétition ouverte pour la circonstance, dont les trois premières places sont qualificatives au Festival national de la chanson amazighe de Tamanrasset. Ainsi, pour les mélomanes, l’offre de la variété est aussi large qu’éclectique, en mesure de satisfaire tous les goûts et toutes les exigences. La soirée inaugurale en a été l’illustration parfaite, mettant en relief un plateau tout en couleurs, faisant la part belle aux «vétérans», à l’instar des anciens, dont Dahmani Belkaid, qui malgré sa santé fragile, a ébloui l’assistance avec sa voix douce et chaude et ses textes prenants. Pour beaucoup, l’artiste n’est pas sans rappeler le génie de Cheikh El Anka, tant la similitude de sa voix et la qualité de son interprétation et ses envolées lyriques sont identiques. Et le public le lui a bien rendu en lui consacrant une longue standing ovation.
Nesrine aussi a fait mouche à l’occasion, en reprenant plusieurs chansons standards de la chanson d’expression kabyle qu’elle a déroulées dans un medley aussi chaud qu’enthousiaste. En un tour de chant, elle a mis le feu à la salle Youcef-Abdjaoui, en poussant l’assistance à danser en transe et répéter avec elle chacune des strophes prononcées, réveillant plus d’un, notamment ceux affectés préalablement par l’émotion du passage de Rahima Khalfaoui, qui a interprété les chansons de feu son père, emporté il y a quelques mois par le virus du Covid-19 et qui de son vivant était porté sur la chanson mélancolique.
L’entame du festival, animée par un plateau de six chanteurs, a été un succès entier, d’autant qu’en parallèle des hommages ont été rendus à leurs pairs disparus, notamment Tahar Khalfaoui, Nadir Ait Zenati et Ikhleff Yazid qui ont marqué de leur vivant la chanson locale.
Avant l’ouverture, des troupes folkloriques ont vadrouillé et défilé à travers les rues de la ville, réussissant à sortir la ville de la léthargie dans laquelle la météo plutôt froide et humide l’avait engoncée. Un début prometteur de cette édition, d’autant plus qu’il a été décidé de faire voyager les prochaines chaque année dans un endroit différent pour partager les joies qu’elle procure à travers toutes les communes.
F. H.

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