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lundi 26 septembre 2022

Festival culturel européen: Zakia Kara Terki et le groupe Iwel chaleureusement applaudis

La cantatrice arabo-andalouse Zakia Kara Terki et le groupe chaoui «Iwel» ont animé, dimanche, la quatrième soirée du Festival culturel européen d’Alger. Accueillie au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (Tna), cette soirée a été marquée par des passages musicaux représentant la Hongrie et Malte.

Par Adéla S.

Pour sa part, Zakia Kara Terki a été accueillie par le public avec des youyous nourris qui fusaient de toute la salle Mustapha-Kateb. L’artiste est montée sur scène après l’interprétation d’un instrumental folklorique du terroir hongrois par les six musiciens de son orchestre. Déroulant un programme d’une dizaine de pièces entre inqilabet et hawzi, judicieusement conçues dans des variations modales et rythmiques très appréciées par l’assistance, la cantatrice à entonné, entre autres pièces, «Ya racha el fetten» et «Ya dow aâyani», ou encore «Hanina» et «Kouliftou bi badri», pour finir dans des atmosphères festives avec «Ya rayeh» du regretté Dahmane El Harrachi (1926-1980).
A l’issue de la représentation, Zakia Kara Terki et son orchestre ont célébré de nouveau la Hongrie, interprétant «Danse
N° 5», du compositeur hongrois Johannes Brahms, en version traditionnelle andalouse, caractérisée par l’orchestration à l’unisson.
La musique traditionnelle hongroise présente beaucoup de similitudes avec le patrimoine ancestral de plusieurs pays, dont l’Algérie qui a reçu la visite, en 1913, du grand musicien et compositeur Béla Bartok dans la ville de Biskra, où il est resté près de cinq ans, collectionnant plusieurs chants folkloriques locaux qu’il a enregistrés.
Présent pour la première fois au Festival culturel européen, Malte, pays insulaire de l’Europe du Sud, a choisi pour «le chanter» le couple d’interprètes chaouis, Fayçal et Nesrine Achoura du groupe «Iwal» («Espoir infini» en chaoui), soutenu par six instrumentistes, époustouflants de maîtrise et de technique et deux belles voix féminines en tenues traditionnelles. Dans une prestation pleine d’«amour et de générosité», Fayçal, à la guitare acoustique et sa femme Nesrine à l’harmonica, ont interprété une dizaine de titres, entre compositions et reprises, dans un mélange des genres réussi qui observe «une authenticité dans ses contenus et une ouverture vers la modernité dans ses formes», a tenu à préciser le couple d’artistes.
Dans un spectacle plein, où se mêlent harmonieusement musique, danse, narration et théâtre, Fayçal et Nesrine ont interprété, entre autres pièces, «Hamghart» (la vieille) «Bouzehtala min», «Blues chaoui», «Zizi», «Fusion Rahbi» (un des plus anciens rythmes chaouis/Rock), ou «Lament», une chanson interprétée en maltais, une langue faite, selon Fayçal, d’un «mélange d’arabe dialectal maghrébin et d’italien».
Le public qui a longtemps applaudi les artistes, a savouré tous les moments du concert dans la délectation.
Dans la solennité du moment et sur un texte plein de lyrisme du conteur à la Kora Fayçal Belattar, soutenu par Linda Ludmila Slaim au qanun, Malte, «cité du silence, où se réunissent les symboles de la Méditerranée» a ouvert son livre au public.
A. S.

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