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mardi 27 septembre 2022

Festival culturel européen : L’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger enchante le public

L’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, accompagné par une pianiste et un trio à cordes algériens, ont entraîné le public dans un voyage musical plein de mélodies et d’émotions. Dirigé par le maestro Lotfi Saidi, les musiciens ont gratifié l’assistance d’un florilège de pièces classiques et populaires.

Par Adéla S.

Ouverte le 24 juin dernier, la 21e édition de ce festival, pour des raisons de sécurité sanitaire, se déroule uniquement en musique et au Théâtre national (Tna). Pour la soirée de samedi, la salle de spectacles a accueilli pour la soirée hispano-autrichienne, un public relativement nombreux, astreint au strict respect des mesures de prévention contre la propagation du coronavirus.
Choisissant d’intituler cette double fusion des genres «Rencontre musicale entre l’Autriche et l’Algérie» et «De Asturias à Constantine : un voyage en compagnie de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger», les organisateurs entendent ainsi établir, par ce bel ornement du silence, une passerelle d’échange qui rappelle et renforce la grande amitié bilatérale qui lie l’Algérie à chacun des deux pays célébrés.
Un programme d’une vingtaine de pièces, entre classique universel et traditionnel, scindé en deux parties, a été brillamment exécuté par le quatuor de musiciens et la cinquantaine d’instrumentistes de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger.
Lors de la première partie, le public a eu droit à de célèbres œuvres des maîtres de la musique autrichienne, interprétées dans la solennité d’une ambiance acoustique pure (sans sonorisation) par les violonistes, Vera Ait Tahar (soliste), Nazim Ali Yahia et Sidali Ghida, ainsi que la pianiste virtuose Feriel Sadi.
Le quatuor a notamment rendu les pièces «Ave Verum» de Colfgang Amadeus Mozart, «Moment musical» et «Sérénade» de Franz Schubert, «Adagio, concerto pour violon» de Joseph Hayden, «Ya racha el fetten», patrimoine andalou, arrangé par le regretté Abdelwahab Salim et les pièces «Schon Rosmarin», «Tourments d’amour» ainsi que «Veuve joyeuse» de Franz Lehar.
Essentiellement du XIXe siècle, des airs célèbres des grands maîtres de la musique espagnole, Manuel De Falla, Issac Albéniz, Pascual Marquina, Antonio Alvarez et Ruperto Chapi, ont constitué le premier volet de la deuxième partie de la soirée, rendu par l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger.
Dans des atmosphères sobres, embellies par un éclairage de grands concerts, l’assistance a pu ainsi apprécier les pièces «La danse du feu», «Asturias», «Espana Cani», «Suspiros de Espana» et «El Tambor de Granaderos», respectivement.
Le deuxième volet du concert constitué des pièces «Suite kabyle» de Sid Ahmed Belli, «H’Mama», «Hogar» et «K’sour Dzayer», des regrettés, Rachid Saouli, Abdelwahab Salim et Hocine Bouifrou, a permis de rappeler la richesse du patrimoine musical algérien, dont les mélodies et les cadences rythmiques se prêtent naturellement à la distribution polyphonique.
En présence de l’ambassadeur d’Autriche en Algérie, Peter Elsner-Mackay et du chargé d’affaires à l’ambassade du Royaume d’Espagne en Algérie, Thomas Lopez Vilareno, le public a longtemps applaudi les musiciens, savourant tous les moments du concert dans la délectation.
A. S.

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