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mercredi 28 septembre 2022

Facture d’importation de médicaments: L’Algérie dépasse le plafond des objectifs d’autonomie fixés

En sus de réduire la facture des importations de médicaments, le secteur de l’Industrie pharmaceutique ambitionne aussi d’intégrer la chaîne de valeur mondiale du médicament, notamment en Afrique et en Europe.

Par Louisa A. R.

Réduire la facture des médicaments qui a atteint les 4 milliards de dollars est un souci majeur au ministère de l’Industrie pharmaceutique. C’est l’engagement exprimé, hier, par le premier responsable de ce département, Abderrahmene Djamel Lotfi Benbahmed. Lors de son passage sur les ondes de la Radio lationale, il s’est félicité d’avoir dépassé le plafond des objectifs d’autonomie fixés initialement à 70 %. «Objectivement parlant, on a très largement dépassé ce plafond. Pour la pharmacie d’officine, nous produisons 80 % de la nomenclature nationale», a-t-il affirmé à l’émission «Invité de la rédaction» de la Chaîne 3. L’Algérie fabrique aujourd’hui des produits d’oncologie, l’insuline, toutes les molécules à forte valeur ajoutée et cette production équivaut à plus d’un milliard de dollars, s’est encore félicité le ministre. Ce qui a boosté, dit-il, le chiffre d’affaires de Saidal qui augmentera de 50 % en 2022. Et d’ajouter qu’au regard des résultats des entreprises en activité, les chiffres d’affaires sont augmentés de 30 % à 50 %, parfois même plus. Ces indicateurs, selon lui, sont clairement édifiants d’une évolution exponentielle en concrétisant tous les programmes mis en exécution, rappelant au passage le Covid, pour lequel l’Algérie a produit de l’oxygène et le vaccin anti-viral. «Aujourd’hui le vaccin anti-Covid validé est disponible en quantité (3 millions de doses) à Constantine», a précisé l’invité de la Radio algérienne.
En plus du défi, le secteur de l’Industrie pharmaceutique ambitionne d’intégrer la chaîne de valeur mondiale du médicament, notamment en Afrique et en Europe. «Notre volonté est d’intégrer la chaîne de valeur mondiale de l’industrie pharmaceutique. Nous discutons avec nos partenaires d’autres pays pour intégrer l’Algérie dans leur chaîne de valeur africaine ou européenne, car cela garantit la disponibilité et la valeur ajoutée pour les deux pays», a affirmé Benbahmed. Le ministre a souligné, dans ce sens, que «de nombreux pays ont affiché leur volonté de mettre en place, en Algérie, des unités de production totalement intégrées dédiées à l’Afrique ou à l’Europe». Selon lui, la stratégie de l’Algérie est évidente, c’est d’être une base pour l’Afrique en termes de production de médicaments. «Nous le serons car tous les indices sont là, nous avons les ressources humaines, l’énergie, nous avons une politique totalement intégrée et des investisseurs convaincus, des locaux et des multinationales», a-t-il rassuré. Il a cité ainsi plusieurs atouts de l’Algérie pour le développement du secteur de l’Industrie pharmaceutique, notamment grâce à sa position géographique, sa stabilité politique, la qualité de ses ressources humaines, sa compétitivité et l’environnement réglementaire sectoriel et global du pays. A cet effet, Benbhamed a rappelé la mise en place d’une législation nationale intégrant les bonnes pratiques de fabrication algérienne, facilitant le processus d’export des produits pharmaceutiques algériens.
L’Algérie est l’un des rares pays en Afrique à avoir de bonnes pratiques de fabrication grâce à un décret paru il y a trois mois. Cela contribue à protéger la production nationale, notamment à travers des normes de qualité très importantes, a-t-il ajouté. Faisant remarquer que certains produits pharmaceutiques nationaux possèdent des taux d’intégration de 80 à 90 %, le ministre du secteur a relevé «une dynamique qui se met en place grâce au degré d’implication des cadres du secteur et des opérateurs économiques». Cela créé, a-t-il dit, de la confiance permettant aux investisseurs et aux cadres du secteur d’avoir un suivi continu des investissements. En outre, Benbahmed a annoncé que de nouvelles propositions réglementaires seront soumises par son département ministériel dans le cadre de la prochaine loi de finances. Parmi ces propositions, il a cté l’instauration d’amendes pour les opérateurs qui ne respectent pas leur programme d’importation ou leur programme de production.
L. A. R.

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