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mercredi 30 novembre 2022

Exposition de produits alimentaires sur la voie publique: Avec le ramadhan, l’inconscience du commerce informel redouble de férocité

Malgré les dispositions prises par les différentes brigades de contrôle de la Direction du commerce de la Gendarmerie nationale pour mettre fin au commerce informel, notamment l’exposition de produits alimentaires sur la voie publique, rien ne semble dissuader les commerçants.

Par Thinhinene Khouchi

Durant le mois sacré, tout comme le reste de l’année, il est courant d’apercevoir, en plus des articles vestimentaires, électroménagers et autres, des denrées alimentaires exposées en plein air et à même le sol par des commerçants informels peu soucieux de la santé de leur clientèle. En effet, le commerce informel a envahi les souks, les rues, les routes et les espaces, notamment le commerce des produits alimentaires, une vente anarchique et dangereuse pour la santé des consommateurs et qui a, malheureusement, pris de l’ampleur ces derniers temps. En effet, ces commerçants informels ne se sont pas contentés de vendre du pain sur la voie publique, une pratique devenue tout à fait ordinaire avec le temps, ils exposent désormais tout et n’importe quel produit alimentaire. A Alger, a titre d’exemple, dans les souks, les rues, les routes et les espaces, on retrouve des produits laitiers (fromages, beurre, yaourts) déposés a même de sol. En cette période de ramadhan, des pâtisseries traditionnelles comme kalb el louz, zlabya, qtayef, cigares, baklawa… ainsi que des boissons gazeuses et des jus tels que cherbat dans des sachets, sont exposées et commercialisées en plein air. De la sardine, des dyouls et bourak farcis frais ou même frits, thon, conserves, pain traditionnel, poissons et autres produits alimentaires périssables, sont exposés à la poussière et aux gaz polluants à côté des eaux stagnantes et des bouches d’égout. Ces commerçants semblent inconscients et ignorent la gravité de leur crime, à l’origine de graves maladies. Questionnée sur cet état de fait, une ménagère apparemment consciente des dangers auxquels peuvent donner lieu de pareils agissements, mais qui malgré tout continue de faire ses achats chez ces commerçants informels, se justifie en disant : «Même si c’est dangereux, j’achète souvent des produits alimentaires proposés par ces commerçants car ils sont moins chers». De son côté, une mère de famille qui est contre la commercialisation des produits alimentaires en plein air, nous a déclaré : «J’achète souvent des vêtements, des articles électroménagers, mais jamais les produits alimentaires car ils sont exposés toute la journée au soleil, à la poussière et aux gaz polluants et sont souvent plus chers que chez les épiciers et de qualité moindre ! Alors pourquoi exposer ma vie et celle de ma famille au danger ?». Enfin, il est à signaler que les différentes brigades de contrôle de la Direction du commerce ainsi que des agents de police mènent une large opération de contrôle et d’inspection et de lutte contre ces commerçant informels, notamment dans le centre-ville de la capitale. Mais malgré ces mécanismes et les moyens tant humains que matériels mobilisés pour réprimer la fraude, la bataille contre le commerce informel est loin d’être gagnée sur le terrain. Plusieurs responsables reconnaissent que la lutte contre l’informel et la fraude n’est pas une mince affaire et en appellent à l’implication des citoyens et surtout à la mobilisation des associations à l’effet de sensibiliser un tant soit peu les consommateurs.
T. K.

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