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mardi 9 août 2022

Explosion des cas du variant Omicron en Algérie: Le vaccin, seul moyen d’éviter les formes graves

Depuis plusieurs jours, le nombre de contaminations au Covid-19 augmente d’une manière inquiétante.
Cette flambée est due essentiellement à la propagation du variant Omicron.

Par Meriem Benchaouia

Selon Djamel Zoughaileche, spécialiste au service d’épidémiologie et de médecine préventive (Semep) du CHU Benbadis de Constantine, la vaccination demeure «le seul moyen» pour prévenir les cas graves de la pandémie de coronavirus. Le spécialiste a exhorté, à cet effet, les citoyens à se faire vacciner, suite à la forte propagation ces dernières semaines du variant «Omicron» et à la saturation des services hospitaliers nationaux, soulignant que les deux premières doses du vaccin protègent à 50 % voire 60 % et la troisième dose à 90 %. Par ailleurs, il a mis l’accent sur l’importance de la campagne de vaccination pour laquelle les pouvoirs publics ont mobilisé tous les moyens matériels et humains pour briser la chaîne de contamination, imputant la réticence à se faire vacciner à la conduite du citoyen et à certains dysfonctionnements en matière d’organisation. Dans ce contexte, il considère que les mutations du virus peuvent réduire l’efficacité du vaccin et rendraient la situation pandémique incontrôlable, d’où la nécessité d’accélérer la vaccination du plus grand nombre possible de la population. En référence aux expériences et données de certains pays, le spécialiste a rappelé que la population non vaccinée était plus exposée à la contamination et aux complications, faisant observer qu’une large vaccination de la population permet non seulement de briser la chaîne de transmission et de prémunir le système immunitaire, mais aussi de protéger la société des mutations du virus. Si le porteur du variant «Delta» contamine environ 6 personnes, le malade atteint du variant «Omicron» peut contaminer entre 8 et 10 individus, a expliqué
M. Zoughaileche, soutenant que la vaccination «doit d’abord cibler les catégories vulnérables, à savoir les personnes âgées et les malades chroniques, ou encore les personnels des secteurs les plus exposés au risque, et à leur tête la Santé».
Il faudra, à ce titre, renforcer la prise en charge de ces franges, en mettant à disposition les médicaments et la quantité d’oxygène nécessaires, poursuit-il. Il a également fait état d’une cellule chargée du suivi des enquêtes épidémiologiques, laquelle a mis au point une solution hébergée par le serveur du ministère de la Santé, et conçue comme un outil d’aide à la décision et à la riposte centré sur le tracing des sujets contacts. Cette solution repose sur deux applications à déployer à l’échelle nationale, une application mobile dite «Covid Tracker», mise en place au profit des Services d’épidémiologie et de médecine préventive (Semep), pour enquêter sur le terrain et géolocaliser des foyers infectieux, mais également suivre l’état de santé des malades et veiller au respect des gestes barrières selon le protocole sanitaire durant une période allant de 14 à 21 jours. Une autre application appelée «Covid Sentinel» assure le monitoring en temps réel, le filtrage et la synthèse des données récoltées au niveau local (Semep/DSP) et même national. De son côté, Pr Riad Mahiaoui, membre du Comité scientifique de suivi de la pandémie de coronavirus, avait fait état jeudi, sur les ondes de la Radio nationale, de 13 millions de personnes vaccinées jusque-là, prévoyant une augmentation de ce nombre les prochains jours après l’affluence des gens sur les vaccins. Dans le même contexte, le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) a affirmé que le nombre de vaccinés, dans le cadre de l’opération de vaccination encadrée par 1 500 pharmaciens, avait atteint 400 000 personnes, soulignant l’importance de participer à cette campagne afin de briser la chaîne de transmission du virus.
M. B.

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