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jeudi 18 août 2022

Evénement historique Tlemcen commémore l’anniversaire de la disparition du chahid docteur Benzerdjeb

Plusieurs activités ont été organisées hier à Sebdou (Tlemcen), à l’occasion de la commémoration du 66e anniversaire de la disparition du docteur Benzerdjeb Benaouda, le 17 janvier 1956.
La commémoration de cet événement historique, qui s’est déroulé en présence des autorités locales, de moudjahidine et d’historiens, a donné lieu à la levée du drapeau au niveau de l’hôpital de Sebdou qui porte le nom du chahid et à la lecture de la Fatiha à la mémoire des chouhada tombés au champ d’honneur.
Sur place, l’assistance a visité une exposition retraçant l’histoire de la Wilaya 5 historique et présentant les principales batailles et les figures marquantes de cette wilaya, avant d’assister à des communications s’articulant autour de la vie et du parcours du docteur Benzerdjeb Benouada, mort à l’âge de 35 ans.
Les autorités locales ont ensuite procédé à la distribution de dix fauteuils roulants à des victimes de mines antipersonnel parsemées par les forces coloniales dans les régions frontalières lors de la guerre de Libération nationale.
Le 66e anniversaire de la disparition du docteur Benzerdjeb a également donné lieu, au quartier Dermam, village d’Ouled Hlima (Sebdou), lieu de décès du chahid, à l’inauguration d’une stèle commémorative, avant d’honorer sa famille et celle de son compagnon d’armes, le moudjahid Bensaha Bekaddour. Le chahid Benaouda Benzerdjeb, premier médecin martyr de la révolution, né le 9 janvier 1921, a suivi ses études au collège de Slane (actuellement Ibn Khaldoun) à Tlemcen avant de décrocher son Bac série mathématiques à l’âge de 20 ans. En 1948, il soutient sa thèse de docteur en médecine sur le thème du cancer du sang. Membre actif du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il accueillait les malades dans son domicile pour les soigner et leur délivrer des ordonnances rédigées en langue nationale, alors que l’administration française l’interdisait formellement.
Durant la lutte armée, il rejoint les rangs du FLN, devenant le médecin attitré des moudjahidine dans le maquis. Le Commandement de l’ALN avait besoin d’une ronéo pour imprimer les tracts, c’est à lui que la mission fut confiée.
Le 6 janvier 1956, il s’est rendu à Oran avec un faux bon de commande pour acheter auprès d’un libraire la machine en question. La ronéo fut livrée à Sebra, à un groupe de combattants chargés de rédiger et d’imprimer les tracts.
L’armée coloniale ayant eu vent de cet achat, a arrêté quelques jours après le docteur Benzerdjeb, pour le transférer au village de Ouled Halima, dans la commune de Sebdou, où il a été emprisonné, torturé et abattu sous les yeux de son compagnon de lutte Bensaha Bekaddour, dit Mustapha.
Ses obsèques ont donné lieu à plusieurs jours de manifestations, sanctionnées par une répression féroce des parachutistes.
Chami A.

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