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samedi 1 octobre 2022

États-Unis : Biden se projette en 2024

Joe Biden a annoncé jeudi doubler son objectif de vaccinations contre le Covid-19 pour ses 100 premiers jours, lors de sa première conférence de presse à la Maison- Blanche, et a envisagé d’être candidat à sa succession en 2024. Au moment où les défis s’accumulent, de l’immigration aux armes à feu, le président des États-Unis a défendu le bilan de ses deux premiers mois tout en relativisant l’afflux de migrants.
«J’ai été élu pour résoudre les problèmes, pas pour créer la division», a déclaré le septuagénaire démocrate, qui s’est plié pour la première fois à cet exercice formel devant les journalistes. «J’ai dit d’emblée que les problèmes les plus urgents pour le peuple américain étaient le Covid-19 et la crise économique pour des millions et des millions d’Américains. C’est pour cela que je me suis concentré au début sur ces problèmes particuliers», a-t-il expliqué, en vantant son gigantesque plan de relance de 1 900 milliards de dollars et une campagne de vaccination efficace.
Mais l’essentiel des questions ont porté sur ce que les républicains et une bonne partie des médias décrivent comme une «crise» à la frontière avec le Mexique. Et notamment sur le sort des 15 500 mineurs étrangers isolés dont les autorités américaines ont la charge, dont près de 5 000 hébergés dans des locaux qui n’ont pas vocation à accueillir des enfants.
Le 46e président de l’histoire américaine a d’abord ironisé – «les gens viennent parce que je suis un mec sympa» – avant de relativiser l’afflux de migrants.
«Chaque année, il y a une augmentation importante des arrivées à la frontière l’hiver, parce que les migrants ont moins de chances de mourir de chaleur dans le désert», a-t-il estimé, après avoir confié mercredi à sa vice-présidente Kamala Harris la gestion de ce dossier ultrasensible.
Aux républicains qui l’accusent d’avoir encouragé un appel d’air en assouplissant la politique migratoire de son prédécesseur Donald Trump, il a rétorqué sèchement : «Je ne vais pas m’excuser d’avoir aboli des politiques qui violaient le droit international et la dignité humaine».
«La crise à la frontière n’est pas seulement saisonnière», a répliqué le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell, rappelant que, de l’aveu même du gouvernement, la frontière sud était confrontée à un afflux inédit depuis 20 ans.
Donald Trump s’est inscrit en faux par rapport à son successeur. «Au moment où nous avons terminé ce que nous faisions [à la frontière], très peu de gens venaient parce qu’ils savaient qu’ils n’allaient pas passer».

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