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jeudi 25 avril 2024

États-Unis; Biden reçoit les élus du Congrès : entre aide à l’Ukraine et paralysie budgétaire

Joe Biden reçoit cette semaine à la Maison-Blanche les responsables démocrates et républicains du Congrès, dans l’espoir de débloquer une aide de 60 milliards de dollars à l’Ukraine, au moment où menace une nouvelle paralysie budgétaire.

Par Rosa C.

A la Chambre des représentants, plane l’ombre de Donald Trump, l’ultra favori des républicains pour l’élection de novembre s’opposant à cette aide et réclamant au préalable un durcissement de la législation sur l’immigration. Le président conservateur de la Chambre, Mike Johnson, a jusqu’à présent refusé d’examiner ce texte de loi qui prévoit de débloquer de nouvelles aides à l’Ukraine et à Israël ainsi qu’une réforme du système migratoire américain. «Le moment est venu d’agir. Le président Johnson ne peut pas laisser la politique ou l’obéissance aveugle à Donald Trump faire obstacle», a déclaré dans une lettre le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, qui s’est rendu en Ukraine la semaine dernière. M. Johnson sera reçu dans la semaine à la Maison-Blanche par Joe Biden, aux côtés de son homologue démocrate Hakeem Jeffries, et des responsables du Sénat, Chuck Schumer côté démocrate, et Mitch McConnell côté opposition républicaine. «Il y a une forte majorité bipartite à la Chambre prête à adopter ce projet de loi s’il est présenté», a assuré sur la chaîne CNN le conseiller de la Maison- Blanche à la sécurité nationale, Jake Sullivan. «Cette décision repose sur les épaules d’une seule personne – et l’Histoire regarde si le président (de la Chambre) Johnson présentera ce projet de loi», a-t-il ajouté. Les dirigeants ukrainiens ont appelé dimanche les pays occidentaux à maintenir leur aide militaire, deux ans après le début de l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est montré confiant dans le fait que le Congrès américain débloquerait cette aide : «Je suis sûr que (le vote) sera positif». «L’Histoire nous observe. L’horloge tourne», avait déjà déclaré Joe Biden vendredi, après avoir dévoilé la plus importante salve de sanctions américaines contre la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. «Nous ne pouvons pas tourner le dos maintenant à l’Ukraine», a-t-il mis en garde, soulignant que le président russe Vladimir Poutine «compte là-dessus». Le président, qui espère se faire réélire à la Maison-Blanche, va aussi tenter de rassembler sur un autre sujet majeur, deux mois seulement après le dernier accord: la menace du «shutdown», la mise à l’arrêt de l’administration fédérale quand aucun accord sur le budget n’a pu être trouvé à temps. Une partie du budget expire vendredi, l’autre le vendredi suivant, au lendemain du discours de Joe Biden sur l’état de l’Union. L’aile droite du parti n’a pas caché qu’elle serait heureuse que ce couperet tombe. Contrôleurs aériens non payés, administrations à l’arrêt, certaines aides alimentaires gelées, parcs nationaux non entretenus, …la liste des conséquences potentielles est longue. «A moins que les républicains ne deviennent sérieux, le ‘’shutdown’’ des républicains extrémistes mettra en danger notre économie, augmentera les coûts, réduira la sécurité et causera des souffrances indicibles au peuple américain», a averti Chuck Schumer. Mike Johnson a rétorqué que les démocrates du Sénat compliquent les négociations avec des exigences de dernière minute qui n’étaient pas incluses auparavant dans leurs projets de loi de dépenses. Les désaccords profonds entre démocrates et républicains, essentiellement parmi l’aile la plus à droite, contraignent le Congrès à fonctionner à court terme, illustrant les dysfonctionnements au sein de l’appareil institutionnel américain.

R. C.

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