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Alger
mardi 28 septembre 2021

Et si c’était le pic de la troisième vague ?

Les chiffres aussi bien des nouveaux cas que ceux des décès enregistrés en fin de la journée de jeudi étant en net recul par rapport à ceux de la veille, impossible de ne pas supposer qu’il s’agisse en l’espèce du renversement caractéristique du passage par un pic dans la vague actuelle. Celle-ci, baptisée la troisième, est bien plus haute et mortelle que les deux précédentes du fait de la prédominance du variant Delta. Pour la première fois, le nombre des décès a frôlé la cinquantaine, et même l’aurait nettement dépassé s’il faut en croire des rumeurs pour le moins persistantes. Ce qui pour autant ne veut pas dire qu’elles soient dans le vrai. Une rumeur n’en est une que dans la mesure où elle est persistante justement. Il n’en reste pas moins que jusqu’au déferlement de cette vague, il était plus question de vaccination que d’autre chose s’agissant de la pandémie. Et en premier lieu de ce qu’il faudrait faire pour intensifier sa campagne, le principal obstacle placé sur son chemin étant moins la pénurie de vaccins que la relative rareté des candidats à la vaccination, les Algériens en effet ne se bousculant pas aux portillons des lieux voués à cette opération. La force de frappe et de conviction de la vague a changé jusqu’à l’ordre des priorités.

C’est ainsi qu’il est pour l’heure moins question de vaccination que d’oxygénation, et subsidiairement de renforcement des capacités d’accueil des hôpitaux, qui quoique mis à rude épreuve n’ont pas encore ployé sous le nombre. Et puis, contre toute attente, on est passé de plus de 2 000 contaminations, et d’une cinquantaine de décès par jour, à quelque 1 500 nouveaux cas et moitié moins de décès. Si ce n’est pas là une erreur de calcul, l’amplitude de la baisse est telle qu’elle semble bien être l’effet d’un retournement de tendance. Cela en a l’air en tout cas. Les deux ou trois jours à venir nous en diront sûrement plus. Toujours est-il que par les temps qui courent on aurait plus parié sur la montée de la crue que sur la décrue. Au vu de la courbe des contaminations, le pic n’est pas derrière nous en effet, mais devant nous, toutefois pas si loin qu’il ne puisse être vu d’ici et de maintenant. Lorsqu’une vague monte, il n’a qu’à faire le dos rond, à chercher un abri, et à attendre qu’elle passe. Il n’existe aucun moyen de l’arrêter, pas même une vaccination avancée, ce qui est d’ailleurs loin d’être notre cas, ou de celui d’un de nos voisins les plus proches. On peut s’en rendre compte sur le cas de la Grande-Bretagne, l’un des pays où la couverture sanitaire est le plus avancée dans le monde, et où cependant des dizaines de milliers de nouveaux cas sont enregistrés quotidiennement, en raison notamment de la levée quasi complète des restrictions. Dans ce pays, la vie a pour l’essentiel repris son cours normal, cela grâce à la vaccination. Sans doute des dizaines de décès sont-elles encore rapportées toutes les 24 heures. Mais avec un chiffre de contaminations dix fois moindre, la Tunisie déplore deux fois plus de décès. L’Algérie en est aujourd’hui à connaître un nombre de décès comparable à celui de la France, mais avec un nombre de nouveaux cas quotidiens nettement moindre. Dans ce cas aussi, l’explication est à chercher dans les taux de vaccination des deux pays, celui de la France étant bien plus important.

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