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jeudi 25 avril 2024

Estimation

Aux États-Unis, le duel de l’élection présidentielle qui oppose les deux candidats issus des camps républicain et démocrate est le point culminant d’une année entière de scrutins qui dessinent peu à peu ce à quoi pourrait ressembler le résultat final. Depuis plusieurs mois déjà, les candidats conservateurs et progressistes sont en effet engagés dans les élections primaires de leur parti, pour déterminer qui sera leur représentant au jour de l’élection présidentielle. Joe Biden et Donald Trump étant une fois encore les candidats favoris de leurs mouvements. Toutefois, l’actualité pourrait cette année porter préjudice au président en exercice. Dans l’État du Michigan, dernier état en date à organiser des élections primaires, les deux forces vives du paysage politique américain se sont nettement imposées face à leurs adversaires. Toutefois, malgré son succès, le président américain a été sévèrement sanctionné pour son soutien à Israël dans cet État à forte population musulmane et arabe, ce qui pourrait être de mauvais augure pour ses chances de réélection. Selon les premières estimations, plus de 50 000 votes «non engagés», l’équivalent d’un vote blanc, ont été déposés dans les urnes de cet État, répondant à un appel à faire pression sur Joe Biden pour un cessez-le-feu immédiat à Ghaza. Ce résultat est inquiétant pour le candidat démocrate à sa réélection, car il s’était imposé de peu dans le Michigan face à Donald Trump, il y a quatre ans. Réagissant à sa victoire dans un communiqué, Joe Biden a remercié «tous les habitants du Michigan qui ont fait entendre leur voix», sans mentionner ce vote de protestation. Le groupe contestataire «Listen to Michigan», qui voulait mobiliser au moins 10 000 électeurs pour sa campagne, a finalement rassemblé plus que prévu en réunissant 50 000 votes «non engagés». «Notre mouvement a été victorieux ce soir et a largement dépassé nos attentes», a-t-il souligné dans un communiqué. Pour sa part, Donald Trump, après avoir remporté le scrutin en Caroline du Sud samedi dernier, a une nouvelle fois devancé son ultime rivale, Nikki Haley, dans la course à l’investiture du Parti républicain mardi dans le Michigan. Avec 66 % des suffrages, selon les estimations relayées par les médias américains, l’ancien locataire de la Maison-Blanche devance de plus de vingt points Nikki Haley. Mais le score de sa rivale, qui rassemble 29 % des voix, continue de perturber le discours de sa campagne. Lui qui aime se représenter comme la seule et unique chance de victoire face à Joe Biden. Quant à ce dernier, si ses soutiens aiment à répéter à l’envi que si le président démocrate venait à devoir affronter Trump une seconde fois il remporterait facilement le scrutin, cela semble plus difficile à dire qu’à faire. L’inflation a frappé brutalement le pays ces quatre dernières années après le mandat de Donald Trump durant lesquel le pouvoir d’achat des Américains était au plus haut. Cette fois-ci, la diabolisation de l’ex-président risque de se heurter à la comparaison inévitable que peuvent faire désormais les Américains entre leurs deux présidences.

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