L’hygiène et la salubrité des espaces publics est très certainement un enjeu de santé et d’environnement indiscutable. A Mostaganem, certains responsables ne l’ont, malheureusement, pas encore assimilé. Aujourd’hui, un chef-lieu comme Mostaganem qui ambitionne la modernité, le tourisme et la belle vitrine, se retrouve dans des difficultés à gérer la propreté en milieu urbain. Certains slogans dans des campagnes électorales, pas lointaines d’ailleurs, se sont focalisés sur Mostaganem «belle, verte et propre». Malheureusement, «verte et propre» devra attendre l’arrivée de responsables compétents mais surtout capables d’adapter leur gestion de l’hygiène à la réglementation de l’hygiène publique. Mais Mostaganem ainsi autopsiée n’avancera pas avec des retraités déjà abîmés par une carrière complètement à l’opposé de leur responsabilité actuelle. L’EPIC «Mosta Propre» doit revoir sa fiche quant à l’organisation du ramassage des déchets en général et surtout celui des déchets domestiques dans les quartiers. Il y a des quartiers loin des passages des responsables qui sont très mal lotis en matière d’hygiène… ceux d’en bas. On parle de quartiers, en effet ceux d’en bas où les responsables ne s’y rendent jamais. Dans ces endroits les bennes à ordures font la loi par des comportements incivils des agents et souvent des chauffeurs. Sur le plan des horaires programmés jamais ils ne sont respectés. D’autre part, certains passent à des heures nocturnes très tardives, provoquant un vacarme extrêmement embarrassant. Certains ouvriers salissent plutôt, car ils laissent souvent une partie des déchets et leur façon cynique de manipuler les bacs à l’enlèvement est choquante. Ce qui les intéressent dans ce travail c’est plutôt «chiffonner». Quelques-uns rincent délibérément le jus des ordures à même la voirie, sans se soucier des conséquences fâcheuses qu’ils occasionnent. La majorité ne respectent pas le cahier des charges ni sur le plan du tonnage, ni sur celui de la main-d’œuvre, ni même le port des EPI. Dans certaines zones de la ville, on ramasse uniquement les déchets des rues, laissant les habitants des petites ruelles avec leurs ordures. C’est la cas à «El Meksar» et «El Kariel», où les habitants sont contraints de balancer leurs ordures par dessus la muraille, noyant les écoliers de l’école du bas. Tout cela est le résultat d’une complicité, car il est dit que certains camions à benne faisant partie de la flotte appartiennent à des responsables. Ceci explique parfaitement l’incivisme des chauffeurs des dits camions. Aujourd’hui, via les réseaux sociaux on lance, çà et là, des alertes pour que cette anarchie cesse et qu’un contrôle soit instauré. La géolocalisation est insuffisante pour évaluer un travail. Les responsables, autant ceux de l’APC que ceux de l’EPIC, doivent revoir leurs fiches. Mostaganem la profonde reste insalubre.
Lotfi Abdelmadjid