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samedi 1 octobre 2022

Entretien avec l’’écrivain Wahid Ziadi: « Ecrire est un acte spontané »

Propos recueillis par Abla Selles

Wahid Ziadi est un romancier et poète algérien très ambitieux et actif sur les réseaux sociaux. Il écrit, partage et reçoit des critiques et des encouragements pour le travail qu’il fait. Son début avec la plume était en langue française, mais il a tenté sa chance dernièrement en langue arabe et il a pu décrocher la quatrième place parmi les cinq gagnants, dans le concours de poésie organisé par la revue marocaine Art poétique en couleurs. Les messages de ses lecteurs sur les réseaux sociaux l’encouragent à être toujours présent à Oum Elbouaghi (la ville où il vit) pour participer à la dynamique culturelle de cette ville. Il nous parle de sa passion pour l’écriture et ses projets pour l’avenir.

Veuillez vous présenter aux lecteurs

Wahid  Ziadi, écrivain algérien (romancier et poète), né à Meskiana ( L’Est algérien). Auteur de huit ouvrages littéraires (édités en Algérie et certains en France) dont l’un, en arabe. Trilingue, mon premier recueil de poésie intitulé « Déchirements » a été édité en France en 2008 et mon dernier, en arabe, en 2019. Professeur de français, dans des écoles de langues étrangères, en Algérie, je suis également correcteur de manuscrits destinés à l’édition.

Mes ouvrages ont été édités par Publibook et Les Plumes d’Ocris , en France, et par El Qobia en Algérie. Mon œuvre a été exposée, sept années, de suite, au Salon international du livre d’Alger où des ventes-dédicaces et rencontres avec lecteurs ont été organisées, et deux fois aux Salons de Paris et de Bruxelles. J’ai participé à plusieurs poésiades, notamment, à Alger et à Oum-El- Bouaghi et des rencontres-conférences, avec étudiants. Mon lectorat est de diverses nationalités, notamment sur les réseaux sociaux où je partage quotidiennement, des extraits de mes ouvrages.

Par qui êtes-vous influencé ?

Sincèrement, je n’aime pas trop le mot « influencé ». Je me considère comme un écrivain libre penseur. Cela n’empêche pas que j’ai lu pour plusieurs écrivains, penseurs et philosophes. J’ai beaucoup lu pour les écrivains algériens comme Mohammed Dib , Mouloud Feraoun , Kateb Yacine et  à un grand nombre d’ écrivains français les plus notoires du romantisme et du surréalisme, particulièrement. J’ai lu pour Victor Hugo , Lamartine , Gustave Flaubert, Baudelaire, Arthur Rimbaud et autres.

De quoi êtes-vous inspiré dans vos écrits ?

Je m’inspire souvent de la réalité qui m’entoure en tentant de la refléter mais sous un angle fictif et symbolique quant aux personnes qui ont été les plus influentes sur ma vision du monde et de l’Autre, ce sont surtout les philosophes de la Grèce Antique : Platon et Aristote, certains penseurs orientaux contemporains (Ilia abou madi , Khalil Djabrane) et les universalistes du monde entier.

Entre poésie et écriture romanesque, où vous retrouvez-vous le mieux ?

Pour moi, la poésie et l’écriture romanesque sont difficilement dissociables, néanmoins, mon penchant pour la poésie et les maximes a été dominant pendant mon modeste parcours d’écrivain. Je trouve que la poésie libre est elle-même comme son nom l’indique libératrice de l’expression et, par conséquent, de l’être. Contrairement à l’écriture romanesque qui est, dans une certaine mesure, contraignante, parfois même frustrante.

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire en arabe alors que vous êtes francophone ?

Pour moi, écrire est un acte spontané. Je me suis mis à écrire en arabe récemment, ayant été influencé d’abord à un âge précoce par des poètes arabes de renom tels que Almoutanabi et Abou al Ala al Maari, pour ne citer que ceux-ci. Cette envie de « récupérer la langue » en plus de la beauté de la langue arabe en poésie, m’ont incité à tenter la merveilleuse aventure de poétiser en arabe. Les réactions de mes lecteurs sur les réseaux sociaux m’ont amplement encouragé à aller de l’avant et à publier mon premier recueil en arabe en 2019 avec l’Edition El Qobia, à Alger.

Parlez-nous de vos projets pour l’avenir ?

Je compte publier, dans probablement une année, deux recueils : l’un en français et l’autre en arabe et mon roman « Les Victimes de l’Imaginaire » traduit en arabe.

Un dernier mot SVP

Nous avons constaté ces derniers temps l’émergence de jeunes talents algériens en littérature. Ceci est un très bon signe annonciateur d’une re-floraison du champ éditorial et littéraire et par conséquent culturel en Algérie. Néanmoins la quantité ne devrait pas primer sur la qualité et il serait plus sérieux d’exiger le passage des manuscrits proposés à l’édition par un comité de lecture officiellement désigné par toute Maison d’Edition pour que les ouvrages que le lectorat algérien trouvera sur les étagères des bibliothèques soient dignes de ses attentes.

A S.

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