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lundi 26 février 2024

Enseignant «militant et humaniste»: L’université d’Alger 3 rend hommage au professeur Brahim Brahimi

La Faculté des sciences de l’information et de la communication de l’université Alger 3 a organisé, hier, une cérémonie d’hommage à la mémoire du professeur Brahim Brahimi, au cours de laquelle plusieurs enseignants et amis ont évoqué un enseignant «militant et humaniste» qui a consacré sa vie au service du journalisme et à la liberté de la presse en Algérie.

Par Nassim S.

Dans son intervention, le recteur de l’université d’Alger 3, Mokhtar Merzeg, souligne que le professeur Brahimi a consacré «toute sa vie pour l’encadrement des générations», ajoutant que «l’on ne peut pas parler aujourd’hui de la liberté de la presse et le droit à l’information sans évoquer le nom du professeur qui était aussi un militant politique qui a formé plusieurs générations de journalistes et défendu la liberté d’opinion et l’indépendance des médias».
Zoubir Chaouche-Ramdane, professeur des universités et ancien doyen de la faculté des sciences de l’information et de la communication entre 1986 et 1990, a parlé d’un homme «modeste, disponible, franc et courageux».
«On ne peut pas parler de droit de la presse ou de l’éthique sans citer Brahim Brahimi. Il était incontournable, une référence», témoigne M. Chaouche-Ramdane. Le directeur de l’Ecole nationale supérieure du journalisme et des sciences de l’information (ENSJSI), Benzaoui Abdeslam, a évoqué «l’humanisme» de Brahim Brahimi qui n’«hésitait pas, dit-il, à partager son salaire avec ses collègues» au tout début de leur carrière d’enseignants à l’université.
Il ajoute qu’«il faut penser à organiser une journée d’étude au niveau de l’Ecole pour parler du parcours de Brahimi et de son œuvre universitaire».
Le professeur Brahimi qui était à la fois un chercheur académique et un militant, «était proche des journalistes et avait contribué à la création du Conseil supérieur de l’information», témoigne Amar Seghir, un ancien directeur des études à l’Ecole de journalisme qui l’a connu dans les années 1970.
Selon lui, Brahim Brahimi et Zohir Iheddaden ont «fourni les ouvrages nécessaires à l’Ecole de journalisme». A la fin de la cérémonie qui s’est déroulée à l’amphithéâtre «Nelson-Mandela», les enseignants, amis et les membres de la famille du défunt ont assisté à l’inauguration d’un amphithéâtre qui porte le nom de Brahim Brahimi au niveau de la Faculté des sciences de l’information et de la communication (FSIC). Auteur de plusieurs ouvrages comme «Le pouvoir, la presse et les intellectuels en Algérie» (1989), «Le pouvoir, la presse et les droits de l’homme» (1998) et «Le droit à l’information à l’épreuve du pari unique» paru en 2002, le professeur Brahim Brahimi était le fondateur et premier directeur de l’Ecole nationale supérieure du journaliste et des sciences de l’information (ENSJSI), en octobre 2009. Une école qu’il a dirigée jusqu’à son départ en retraite en 2013.
Né le 2 février 1946 à Bir Ghbalou dans la wilaya de Bouira, Brahim Brahimi est décédé le 22 septembre 2018 à l’âge de 72 ans.

N. S.

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