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dimanche 5 février 2023

Energie: Vers un mix énergétique plus équilibré et une maîtrise de la consommation interne

Le défi actuel du secteur est de rationaliser la consommation d’énergie interne, d’autant plus qu’elle est en constante augmentation, et de doubler la production du gaz destiné exclusivement à l’exportation.
L’Algérie s’est engagée depuis quelques années dans une politique de transition énergétique dont l’objectif est à la fois d’assurer une sécurité énergétique en optant pour une diversification de ses ressources énergétiques. D’ailleurs, la politique énergétique en Algérie consiste à répondre à la demande intérieure, qui n’a cessé d’augmenter et à approvisionner les marchés mondiaux avec cette énergie vitale.
Ainsi, la politique énergétique de l’Algérie s’appuie aujourd’hui sur deux aspects : diversifier l’offre en allant vers un mix énergétique, avec une plus importante part des énergies renouvelables (ER) pour arriver à des proportions plus équilibrées, et maîtriser la consommation interne qui se situe actuellement à 42 % de la production, indique le Professeur Nordine Yassa, commissaire aux énergies renouvelables auprès du Premier ministre. Lors de son passage à
l’émission «Invité de la rédaction» de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, Yassa n’a pas manqué de rappeler l’objectif de l’Algérie fixé par le président de la République. Ainsi, l’Algérie veut tirer le maximum de profit de la forte demande mondiale sur l’énergie et plus particulièrement le gaz. Le Président Tebboune ambitionne de doubler la production gazière destinée exclusivement à l’exportation. Il espère qu’en 2023 le pays atteindra une production de 100 mds de m3 de gaz destinée exclusivement à l’exportation, contre 56 milliards de m3 par an exportés actuellement.
Ceci passe nécessairement, a expliqué le commissaire aux énergies renouvelables auprès du Premier ministre, par «la maîtrise de la consommation interne qui obéit à un programme d’efficacité énergétique déjà tracé, en vue de dégager des volumes de gaz à ajouter aux quotas d’export». Sachant que l’électricité est produite à partir du gaz naturel, il est à rappeler que l’Algérie dispose d’une capacité de production, d’électricité conventionnelle produite à partir du gaz, de plus de 24 000 mégawatts pour un besoin moyen de 14 000 mégawatts. Un excédent qu’elle ambitionne de mettre sur le continent européen demandeur. Ceci d’autant qu’il existe un décalage entre les pics de consommation de l’Algérie et de l’Europe. Le Professeur Yassa a précisé, dans ce sens, que le pic de consommation en Algérie est observé durant l’été, où l’on peut atteindre les 17 000 mégawatts, alors qu’en Europe le pic se situe plutôt en hiver.
Pour rappel, l’Algérie est un partenaire énergétique très fiable pour l’Europe, notamment l’Italie. Elle est devenue le premier fournisseur de gaz de ce pays et compte même augmenter les livraisons, comme le souhaite d’ailleurs le groupe italien Eni qui voudrait importer au moins 7 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié, durant cette année et l’année prochaine, pour renforcer la sécurité énergétique du pays. Cette quantité pourrait très bien augmenter encore. En outre, l’Algérie n’était pas opposée au fait que l’Italie devienne «un hub» pour la distribution du gaz algérien vers d’autres pays, dont l’Allemagne.
Louisa A. R.

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