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samedi 3 décembre 2022

Energie/Prix: Le pétrole glisse encore, frôle son plus bas depuis janvier

Les cours du pétrole sont restés en marche arrière vendredi, toujours asphyxiés par la perspective d’un reflux de la demande.

Par Salem K.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, a lâché 2,40 %, pour clôturer à 87,62 dollars. En dix jours, le Brent a perdu plus de
11 %. Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en décembre, il a cédé 1,91 %, à 80,08 dollars. En séance, le WTI avec reculé jusqu’à 77,24 dollars, non loin du plus bas depuis janvier enregistré en septembre (76,25 dollars). Le marché garde en tête «la préoccupation liée à la demande chinoise», sur fond de flambée des cas de coronavirus, «qui rendent peu probable l’allégement des restrictions sanitaires», ont indiqué les analystes de Commerzbank. La Commission nationale de la santé (NHC) a fait état vendredi d’un nouveau sommet depuis fin avril, avec 22 991 nouveaux cas. Le rythme de contagion a plus que doublé en une semaine. Pour Phil Flynn, de Price Futures Group, les opérateurs s’inquiètent, plus largement, d’un ralentissement de la demande provoqué par le resserrement monétaire brutal de la banque centrale américaine (Fed).
La psychose est telle que le marché de l’or noir est passé vendredi en situation dite de contango. Cela signifie que le prix payé pour du pétrole livrable à une date ultérieure est supérieur au tarif pour livraison immédiate. Le phénomène traduit généralement un déséquilibre du marché à court terme, dû à une demande affaibli ou une offre trop abondante.
Vendredi, le prix du contrat de WTI pour livraison en mars 2023 est ainsi passé au-dessus de celui avec échéance en décembre prochain, une première depuis près de deux ans.

S. K.

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