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mardi 28 juin 2022

En visite au Complexe agro-alimentaire d’El-Kseur: Investissement : Saida Neghza pour des «mesures courageuses»

D’une capacité de production énorme de 550 000 tonnes par années d’aliments de bétails, le complexe agro-alimentaire (CAA) d’El-Kseur continue son ascension économique en dépit des difficultés auxquelles il est souvent confronté dont la lenteur des remboursements des produits subventionnées auprès des administration fiscale et douanière, ce qui freine son élan de développement.

Par H. Cherfa

Un élan qui a pris un coup dur aussi durant la crise sanitaire née de la pandémie du Coronavirus qui a duré de long mois de l’avis même de son PDG M. Belhadj Mohamed et le contrôleur de gestion de l’entreprise avec qui nous nous sommes, longuement, entretenus hier sur place. Justement, à l’occasion, Mme Saida Neghza, présidente de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA) qui était présente sur les lieux afin de s’imprégner des difficultés auxquelles est confrontée cette grande entreprise, qui est leader en la matière dans la région, a plaidé pour des mesures courageuses pour soutenir l’investissement et aider les entreprises à dépasser leurs difficultés. Pour la présidente de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes et Directrice Générale de la Sarl Soralcof Algérie, « les subventions imposées aux entreprises doivent être supprimées, car les remboursements sont très lents et asphyxient les entreprises ». Et d’ajouter : « elles doivent être versées directement aux concernés et libérer les entreprises de ce lourd fardeau ». Les subventions sont souvent un frein aux entreprises et à leurs investissements sans compter les difficultés d’ordre bureaucratique auxquelles sont confrontés, à tous les niveaux, les chefs d’entreprises. Le PDG de CCA d’El Kseur dira que « les difficultés sont nombreuses mais, le financement de nos projets reste le plus dur pour nous car, nous sommes découragés dès que nous voulons aller de l’avant ; les nouvelles mesures adoptées récemment devraient nous ouvrir les portes qui nous été fermées et les lenteurs dont le traitement de nos dossiers d’investissement ». Notons que cette entreprise a ouvert une nouvelle ligne de production sur ses fonds propres alors qu’elle emploie près de 500 employés comme elle s’est attelée, dans la stratégie de développement, à réduire les coûts du travail par l’amélioration de son taux d’intégration par l’acquisition de certaines pièces au niveau local et leur fabrication. Elle est également en phase de certification ISO 9001 et ISO 22000.
H. C.

«Nous allons soumettre un rapport détaillé au gouvernement»

Le Jour d’Algérie : Aujourd’hui, vous êtes venues visiter un complexe industriel important dans la région, qu’il en est au juste l’objet ?
Saida Neghza : Effectivement, je suis aujourd’hui ici afin de poursuivre le programme de visites des entreprises que j’ai entamé, il y a de longues semaines, afin de m’imprégner des difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises nationales depuis des années, les répertorier et intercéder après auprès des hautes autorités du pays en vue de transcender les problèmes qui freinent leur développement et aider à booster l’économie de mon pays. J’ai visité de nombreuses entreprises activant dans différents domaines, dans plusieurs wilayas du pays, à l’Ouest comme à l’est, et nous sommes, moi et l’équipe, en phase d’étudier les dossiers qui nous ont été présentés par les chefs d’entreprises et leurs propositions. C’est un travail qui demande un peu de temps.

Les difficultés auxquelles est confronté le président de CCA El-Kseur sont- ils les mêmes qu’ailleurs ?
J’ai visité de nombreux complexes industriels à Annaba, Chlef, Oran et ailleurs, je peux vous confirmer qu’en majorité ce sont les mêmes problèmes qui refont surface. Ce sont souvent des blocages d’ordre administratif et financier qui me sont exposés à chacune de mes rencontres. A titre d’exemple, on retrouve des entreprises qui disposent de plus de 60 milliards de produits en stock et ils ne sont pas aidés car les institutions financières leur font des pressions au lieu de les aider par le rééchelonnement de leurs crédits.

Comment comptez-vous intervenir pour trouver des solutions aux problèmes dont souffrent les entreprises ?
Nous avons recensé jusqu’à présent 1200 entreprises et nous poursuivons toujours nos visites pour mieux comprendre leurs soucis. A la fin, nous allons rédiger un rapport détaillé et nous allons le soumettre au gouvernement avec des propositions concrètes pour la levée de toutes les contraintes et la relance des entreprises en souffrance.
H. C.

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