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vendredi 12 avril 2024

En réaction à un possible embargo américain sur le brut russe: Le pétrole toujours en hausse dans un marché volatil

Le marché pétrolier connaît une période de volatilité, en raison des développements géostratégiques de ces derniers jours. Hier, les prix ont connu une forte montée sans toutefois s’approcher du sommet atteint la veille. La tendance haussière que connaissent les prix risque de s’affirmer davantage dans les tout prochains jours en raison d’un possible embargo américain sur le brut russe à cause de la crise ukrainienne. Hier, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai prenait 3,34 % à 127,32 dollars, alors que le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril gagnait 2,87 % à 122,83 dollars. Les investisseurs sont focalisés sur l’idée que le pétrole pourrait être touché directement par des sanctions venues des Etats-Unis ou de l’Union européenne. En fait, la presse financière, citant des analystes, rapporte que les Etats-Unis s’apprêteraient à mettre en place un embargo sur le pétrole russe, sans le soutien de l’Union européenne. Ils notent cependant que les Etats-Unis, premier producteur mondial, sont bien moins dépendants des exportations russes. Les analystes qui relèvent que la Russie est le deuxième exportateur mondial, affirment qu’elle «n’est pas un producteur dont les extractions peuvent être aisément compensées par d’autres».
Volatil à son tour, le cours du gaz européen, qui avait atteint lundi un sommet historique à 345 euros le mégawattheure, s’inscrivait en baisse de 12 % hier à 199,35 euros. Selon les analystes, le marché a été en partie rassuré par le chancelier allemand qui a affirmé que les sanctions ne toucheraient pas le gaz. De son côté, la Russie a mis en garde, lundi, contre des «conséquences catastrophiques» pour le marché mondial, en cas de mise en place d’un embargo occidental sur le pétrole russe. Cette mesure a été discutée par Washington et l’Union européenne comme riposte au conflit militaire en Ukraine. «Il est tout à fait évident que le refus d’acheter le pétrole russe va aboutir à des conséquences catastrophiques pour le marché mondial», a déclaré le vice-Premier ministre russe, chargé de l’énergie, Alexandre Novak, cité par les agences de presse russes.
Selon lui, «la flambée des prix risque d’être imprévisible et d’atteindre plus de 300 dollars pour un baril, voire plus».
Le responsable russe a affirmé qu’il est impossible de remplacer rapidement les livraisons du pétrole russe vers le marché européen par celles d’une source alternative. «Cela prendra plusieurs années et ce sera bien plus cher pour les consommateurs européens qui seront les victimes principales d’un tel scénario», a-t-il averti. Faut-il rappeler que le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé dimanche 140 dollars, proche de son record absolu, dopé par le conflit en Ukraine et l’arrêt quasi-total des exportations de pétrole russe.
Peu après l’ouverture des échanges électroniques, vers 23h00 GMT, le Brent pour échéance en mai, contrat de référence, est monté jusqu’à 139,13 dollars, à portée du record absolu, soit 147,50 dollars, qui date de juillet 2008. Le prix s’est ensuite replié, mais vers 00h30 GMT il était encore en hausse de 9,02 %, à 128,77 dollars.

Massi Salami/APS

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