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vendredi 12 avril 2024

En présence de Benabderrahmane et de son homologue tunisienne: Le massacre de Sakiet Sidi-Youcef commémoré dans la fraternité

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a co-présidé, hier, à Kef (Tunisie), avec la Cheffe du gouvernement tunisien, Mme Najla Bouden, la cérémonie de commémoration du 64e anniversaire des événements de Sakiet Sidi-Youcef.

Par Massi Salami

A cette occasion, Benabderrahmane et Najla Bouden se sont recueillis à la mémoire des victimes des événements de Sakiet Sidi-Youcef, devant la stèle commémorative érigée en leur mémoire, et récité la Fatiha du saint Coran. Benabderrahmane s’est, à cette occasion, entretenu avec la Cheffe du gouvernement tunisien. Les entretiens se sont déroulés en marge de la cérémonie commémorative. Au cours de cette rencontre, les deux parties ont évoqué les moyens de promouvoir les relations bilatérales, notamment concernant le développement des zones frontalières entre les deux pays. Dans le cadre de ces mêmes festivités, le Premier ministre, ministre des Finances, et la délégation qui l’accompagnait, ont visité une exposition de photos et de documents historiques évoquant ces événements où le sang des deux peuples, algérien et tunisien, a coulé dans la commune de Sakiet Sidi-Youcef. Benabderrahmane était accompagné des ministres de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire Kamel Beldjoud, et des Moudjahidine et Ayants droit, Laïd Rebiga. Faut-il rappeler que les massacres de Sakiet Sidi Youcef, commis par les forces coloniales françaises un certain 8 février 1958 contre des civils algériens et tunisiens, témoignent de l’esprit de solidarité qui lie les peuples d’Algérie et de Tunisie. L’objectif de la France coloniale à travers le bombardement du village Sakiet Sidi Youcef, situé dans la région frontalière algéro-tunisienne, était de briser des liens historiques entre les deux peuples et de dérouter la lutte contre le colonialisme, ont souligné des universitaires, cités par l’APS. L’enseignant en histoire à l’université de Souk Ahras, Djamel Ouarti, a expliqué que «sur le terrain, la lâche agression coloniale n’a pas eu les résultats escomptés par la France coloniale. La révolution libératrice algérienne avait connu par la suite de grandes évolutions politiques et militaires, le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) avait été créé et des batailles décisives avaient été menées par les moudjahidine». L’historien Amar Rekhila a affirmé, lui, que les massacres de Sakiet Sidi Youssef qui comptent parmi les crimes coloniaux imprescriptibles, ont scellé à jamais les liens de solidarité et de fraternité entre les deux peuples algérien et tunisien. L’orateur a souligné que ces évènements «comptent parmi les crimes coloniaux imprescriptibles à l’instar des essais nucléaires dans le Sud», ajoutant que contrairement aux attentes du colonisateur, ces événements ont consacré «le soutien de la Tunisie à la Révolution algérienne et les liens de solidarité et de fraternité entre les deux peuples ont été scellés à jamais». Qualifiant les bombardements de l’aviation militaire coloniale contre un marché hebdomadaire et une école de «violation de la charte des Nations unies», M. Rekhila a estimé que ces événements avaient consacré le soutien de la Tunisie à la cause algérienne, en témoignent «la position de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba qui a protesté contre ces massacres à l’ONU» et «l’annonce par des partis politiques tunisiens de la poursuite de leur soutien à la Révolution algérienne lors du congrès de Tanger en avril 1958».
M. S.

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