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dimanche 14 août 2022

Eliminatoires du Mondial 2022 (Groupe A/2e journée) / Burkina Faso-Algérie (1-1) : Les Verts ratent le coche

La sélection algérienne de football, moins inspirée lors de la deuxième mi-temps de la rencontre face au Burkina Faso, disputée pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2022, a laissé filer ce qui aurait pu être une précieuse victoire.

Par Mahfoud M.

Les Verts avaient, pourtant, bien entamé la rencontre, ce qui leur avait permis d’ouvrir le score dès la 18′ minute de jeu, grâce au meneur de jeu Sofiane Feghouli, qui après avoir bénéficié d’une belle passe en retrait de la part d’Islam Slimani, s’était présenté seul devant le gardien Herve Koffi, avant de le tromper d’un tir à bout portant (1-0). Un scénario logique vu la physionomie de la rencontre, car les poulains du coach Djamel Belmadi avaient outrageusement dominé le début de match, en se procurant deux belles occasions au passage. La première par Ramy Bensebaïni, d’une belle tête croisée, suite à un coup franc bien brossé par Youcef Belaïli (8′), et la seconde par Islam Slimani d’un tir croisé à l’interieur du carré des 18, après un service magistral du capitaine Ryad Mahrez (10′). La domination des Verts s’est poursuivie avec la même intensité, devant un adversaire quasi absent, qui a d’ailleurs attendu la 30′ minute de jeu pour se procurer sa première occasion dans ce match. C’était par l’intermédiaire de Lassina Traoré, dont le tir croisé a été capté difficilement par le gardien Raïs M’Bolhi. Une chaude alerte qui avait suscité une réaction quasi immédiate de la part des Verts, puisque moins d’une minute plus tard, et suite à une belle action collective, orchestrée par Youcef Belaïli, l’intenable Slimani avait hérité d’une belle passe en profondeur et s’était présenté seul devant le gardien Herve Koffi, qu’il a dribblé avant de tirer au but, mais le portier Burkinabé s’était bien ressaisi, et d’un reflexe inouï, a réussi à écarter le danger. Après la pause, et pensant peut-être avoir fait le plus dur dans ce match en menant au score, les Verts ont radicalement changé de stratégie, en abandonnant l’initiative du jeu aux Etalons, et en se contentant de jouer uniquement le contre. Un choix qui s’est avéré fatal, puisque les Etalons n’ont pas manqué d’exploiter cette généreuse offrande, et leurs efforts ont été récompensés par une égalisation méritée dès la 64′. C’était suite à une action bien construite sur le côté gauche, suivie d’une belle passe en retrait de Lassina Traoré pour Abdoul Tapsoba, qui seul dans le carré des six mètres a fusillé M’Bolhi d’un tir à bout portant (1-1). Une situation qui a obligé le coach Djamel Belmadi a procéder dès lors à quelques changements offensifs, avec l’espoir de reprendre l’avantage au score, notamment en incorporant Baghdad Bounedjah et Saïd Berrahma, mais sans succès. Malgré quelques belles occasions dans le dernier quart d’heure, le score est resté d’un but partout jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre Botswanais. Un score de parité qui maintient l’Algérie et le Burkina Faso ensemble à la première place du Groupe «A», avec quatre points chacun, mais avec un meilleur goal-average pour les Verts (ndlr : +8, contre +2 pour les Etalons). Dans l’autre match de ce Groupe «A», disputé lundi après-midi à Rabat (Maroc), le Niger avait dominé Djibouti (4-2), empochant ainsi ses trois premiers points dans la compétition. La troisième journée de ces éliminatoires du Mondial 2022 est prévue au mois d’octobre prochain. L’Algérie recevra le Niger, alors que le Burkina Faso défiera Djibouti.

Belmadi : «On aurait dû tuer le match»
S’exprimant à la fin du match, Djamel Belmadi a avoué : «On est tellement habitués à aller en conquérant avec cette idée de l’emporter, de prendre les 3 points même à l’extérieur. C’était l’objectif encore pour ce match là. On a réalisé une première période accomplie, à sens unique, où on aurait dû peut-être tuer le match». «On a eu des situations pour mener 2 ou 3-0, chose qu’on n’a pas fait. On n’a pas été assez chirurgical, pas assez tueur. En seconde période, on a mal démarré. On a eu 15-20 minutes de temps faibles, c’est là ou le Burkina Faso a repris de l’allant, l’envie d’aller marquer, on leur a donné cette possibilité. Le football est fait de temps forts et de temps faibles, donc quand il y a des temps forts, il faut être tueur. Quand on a ces temps faibles, il faut être solide. On a manqué de solidité, c’est un vrai gros point de travail, il faut revenir à ça», a ajouté Belmadi.
M. M.

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Le 14 Aout 2022

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