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mercredi 29 juin 2022

Elections locales: La campagne confinée dans les réseaux sociaux

La campagne pour les élections locales anticipées du 27 novembre prochain peine à prendre son envol, se limitant prioritairement, pour l’instant, aux réseaux sociaux. Contrairement aux années précédentes, où les candidats investissaient les rues et les places publiques, faisaient du porte à porte ou s’invitaient dans les cafés pour se faire connaître auprès de la population, la campagne électorale en cours se déroule plutôt sur facebook. Des listes collectives ou des portraits de candidats sont présents à profusion sur la Toile. Hormis la couleur et le slogan de campagne, les affiches en question sont loin d’être uniformes et cohérentes, chacun, a-t-on constaté, concevant son affiche à sa manière. Pis encore, elles sont peu attractives et esthétiquement non accrochantes. Sachant que la totalité des jeunes, voire des adultes sont présents en force sur les réseaux sociaux, les candidats avaient tout à gagner s’ils avaient pris plus au sérieux l’aspect esthétique des affiches et leur disposition pour qu’elles soient à la hauteur de ce que les internautes ont l’habitude de rencontrer et consulter sur internet.
Aussi, un détail mérite d’être relevé, celui du retour des candidates sans visage. Ce phénomène ne concerne pas que les partis conservateurs ou islamistes mais également des partis dits démocratiques. Ce qui fait que cette situation soit étonnante, c’est la présence du nom de la concernée sur l’affiche électorale. Et comme cette élection concerne les Assemblées locales, les candidates sans visage sont a priori connues des gens de la localité, ce qui rend l’absence de photo sans intérêt. Dans le fond, peut-on réussir une campagne électorale basée, du moins pour l’instant, sur l’image mais sans la photo du candidat ? En Algérie, les partis politiques ont tout à gagner en inculquant à leurs militants des notions de communication et de sémiologie susceptibles de faire la différence à l’occasion des rendez-vous électoraux. Qu’à cela ne tienne ! Les élections locales du 27 novembre prochain ont encore deux semaines, une période largement suffisante pour se rattraper et se rapprocher de l’électorat. Si les bienfaits des réseaux sociaux sont indéniables, le «présentiel», même en ces temps d’épidémie de coronavirus, est plus que nécessaire pour mieux convaincre et faire connaître les programmes et les engagements des uns et des autres. D’ailleurs force est de relever que les affiches électorales partagées sur Internet sont dépourvues de programme et, au mieux, en parlent sommairement. Compte tenu de la spécificité des élections locales, l’on ne peut cerner un programme bien défini et les candidats ont tout à gagner en échangeant directement avec les citoyens de problèmes de proximité, liés souvent à l’état des routes, le transport, l’eau et à l’assainissement. Faut-il relever, par ailleurs, que certains candidats ont opté pour des spots publicitaires sur Facebook pour se présenter. Aussi, l’on relève que les candidats mettent à profit le temps de parole à la télévision et à la radio pour s’adresser directement à la population et tenter d’avoir ses faveurs en prévision du jour J.
Aomar Fekrache

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