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jeudi 25 avril 2024

Elections législatives : Ces leaders qui se voient gagnants

Des chefs de partis politiques ne doutent pas de leur victoire aux prochaines législatives.
Bien que la course s’annonce serrée avec beaucoup d’inconnues à cause de la forte présence de candidats indépendants, des leaders politiques, dans leur discours électoral, disent viser très haut. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abou El Fadhl Baadji, lors d’un meeting populaire, a annoncé que le vieux parti participe à ces élections pour maintenir son leadership politique. Selon lui, le parti va rafler la mise à l’occasion de ces joutes électorales. Ces déclarations sont une réponse à ceux qui estiment que le FLN n’a plus de chance de peser aux prochaines échéances électorales en raison de son implication dans les abus qu’ont connus les institutions élues précédentes. Un autre chef de parti, Abderrazak Makri, a exprimé son ambition de diriger le prochain gouvernement. S’exprimant à la Radio nationale, le chef du Mouvement de la société pour la paix (MSP) s’est dit prêt à diriger le futur gouvernement au cas où son parti remporte les élections. «Une décision qui découlera des négociations avec d’autres partis, les autorités, et sera tranchée par les instances du parti», a-t-il nuancé. A ces deux chefs politiques, il est à ajouter le président du mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, qui se voit première force politique suite au bon résultat réalisé lors de la dernière élection présidentielle. Au sein de ce parti, l’on se voit déjà majoritaires à la prochaine Assemblée avec l’ambition d’appliquer leur programme politique à la prochaine étape. Au-delà, des déclarations purement politiciennes, tout à fait normales en temps de campagne électorale, il est aussi à signaler que d’éventuelles alliances sont à prévoir pour dessiner les contours de la prochaine Assemblée. Dans une déclaration, le secrétaire général du RND, Tayeb Zitouni, avait appelé le courant nationaliste à assumer ses responsabilités. Ce qui est à interpréter comme une invitation à une union de «raison» à la prochaine législature. Makri, lui aussi, ne cesse de plaider en faveur du dialogue avec toutes les forces politiques du pays. Autrement, s’il est désigné chef de gouvernement comme il le souhaite, le président de ce parti islamiste compte s’allier à d’autres partis en vue de constituer un bloc politique. Cependant, il faut s’attendre à un raz de marée de candidats indépendants, sans appartenance politique et idéologique, qui risque de fausser les calculs des uns et des autres. Cela d’autant que ces candidats, venus de divers horizons et secteurs, ont la possibilité de former, eux aussi, une force politique à part entière et chercher à charrier d’autres partis dans leur giron. Bien que rien n’est encore visible et nul ne peut s’avancer sur les éventuelles tendances à la prochaine législature, il est toutefois à affirmer que l’éventualité d’une majorité absolue est à écarter. A deux jours du silence électoral, les candidats aux élections législatives, partisans ou indépendants, croient en leur chance, mais sans avoir la certitude d’accéder au palais Zighoud Youcef.
Aomar Fekrache

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