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dimanche 19 mai 2024

Education nationale: Le Cnapeste entame sa sixième semaine de bras de fer avec Belabed

La grève cyclique de deux jours par semaine que le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) a décidé d’observer depuis le 2 novembre dernier entre dans sa sixième semaine. Dans un communiqué, l’organisation appelle à une grève les 5 et 6 décembre.

Par Thinhinene Khouchi

Les enseignants affiliés au Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) affirment qu’ils ne mettront pas fin à leur mouvement de protestation tant qu’ils n’auront pas obtenu satisfaction de leurs revendications par la tutelle. En effet, le bras de fer qui oppose le syndicat et le ministère de l’Education nationale qui a débuté le 2 novembre dernier se poursuit. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le Cnapeste a appelé ses adhérents à observer une grève les 5 et 6 décembre courant. «Les enseignants débrayeront deux jours par semaine jusqu’à la prise en charge de leurs revendications», nous explique Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapeste. «De la part du ministère de l’Education, c’est le statu quo», ajoute-t-il. «La décision de maintenir notre mouvement de débrayage national les 5 et 6 décembre a été prise après avoir constaté que le dialogue engagé lundi dernier avec le ministère de l’Education nationale s’est avéré infructueux». Et d’ajouter que «les protestataires ont été plus que patients. Le Cnapeste n’a pas l’intention de geler son débrayage jusqu’à la satisfactions des revendications légitimes». Dans le communiqué, il est on indiqué que «les grévistes réclament une revalorisation salariale. C’est l’une des décisions susceptibles d’apaiser leur colère». «Il y a urgence de répondre favorablement à la revendication principale des travailleurs, qui est la protection de leur pouvoir d’achat», indique le Cnapeste. Dans son communiqué, le syndicat a également appelé ses adhérents à maintenir le boycott des activités administratives. Les enseignants des trois cycles grévistes n’ont pas remis les notes des élèves des examens du premier trimestre à l’administration. A cet effet, le boycott des activités administratives va compromettre les conseils de classe et la remise des bulletins aux parents.  Pour rappel, le Cnapeste exige une révision à la hausse des salaires et des indemnités et primes du personnel du secteur afin de remédier à l’érosion du pouvoir d’achat. Il revendique également l’ouverture de nouveaux postes budgétaires pour mettre fin à la pression exercée sur le personnel enseignant, qui dispense, au quotidien, un volume horaire important. Le syndicat réclame le droit de départ en retraite anticipée, la médecine du travail et la facilitation d’accès au logement pour les enseignants. Il dénonce, par ailleurs, «les entraves au libre exercice syndical» tout en déplorant les poursuites judiciaires à l’encontre des syndicalistes du secteur. Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, a annoncé lundi dernier qu’il s’engageait à satisfaire les revendications socioprofessionnelles des travailleurs de l’Education et fait part de l’engagement du gouvernement en faveur des revendications qui ne relèvent pas des prérogatives du secteur de l’Education et qui requièrent du temps pour les examiner en concertation avec d’autres secteurs. Des démarches visant à garantir la stabilité du secteur dans l’intérêt de l’élève, de l’enseignant et de l’école publique.
T. K.

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