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samedi 25 juin 2022

Éducation nationale à Béjaïa: Le Sete entre en grève

Alors que le mouvement de grève de trois jours, initié pat les huit syndicats autonomes, en l’occurrence le Satef, CLA, Unpef, Cnadl, Snacel, Snadep, Snace et Snafie, se poursuivait hier pour la deuxième journée consécutive avec, en appui, un rassemblement de protestation devant le siège de la Direction de l’éducation, le Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’Education nationale (Snte) est entré hier en action avec une grève de deux jours.

Par Hocine Cherfa

Les paliers primaire et moyen étaient presque paralysés hier, notamment à l’est de la wilaya, est partiellement dans la daïra de Béjaïa et la région de la Soummam. Selon le secrétaire général du Sete, Yacine Hassani, «la majorité de nos adhérents sont en grève, soit environ 90 %». «Nous avons enregistré un taux d’adhésion très élevé dans la région de l’est de la wilaya et un taux d’adhésion partiel à Béjaïa et dans la région de la Soummam», a-t-il ajouté. Et de préciser : «Nous avons décidé d’entrer en grève suite à la décision du conseil de wilaya élargi aux délégués des établissements qui s’est réuni en session extraordinaire jeudi dernier, à la demande de la base». S’agissant des revendications du syndicat, notre interlocuteur déclarera : «Elles sont identiques à celles des autres syndicats». Le Sete réclame «l’amélioration du pouvoir d’achat, le relèvement du point indiciaire, la révision du régime indemnitaire, la régularisation en urgence des situations financières latentes, l’ouverture du dossier de la retraite anticipée à après 50 ans ou 32 ans de service, la suppression de la gestion commune des écoles primaires et son transfert au secteur de l’Education, la révision de la grille de l’IRG, l’augmentation des allocations familiales et de l’indemnité de la femme au foyer, l’application avec effet rétroactif du décret présidentiel N° 266/14 en incluant le personnel de l’intendance, la correction de la classification pour certains corps dont les superviseurs, personnel d’intendance, responsables de direction, l’intégration des corps communs et ouvriers professionnels et APS dans le statut particulier des travailleurs l’éducation nationale», entre autres. Le Sete a justifié le recours à la grève «après l’évaluation approfondie et un constat des plus amers de la situation du secteur» et dénonce «l’immobilisme et l’inertie des pouvoirs publics quant à l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs et la prise en charge de leurs préoccupations socioprofessionnels maintes fois examinées», lit-on dans le communiqué du syndicat. Et d’asséner que «cette mauvaise volonté relève du mépris envers un secteur aussi stratégique et sensible».
H.C.

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