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lundi 8 août 2022

Education à Béjaïa : Les carences de la rentrée scolaire épluchées

Comme chaque rentrée scolaire, des insuffisances apparaissent dans les établissements scolaires et font grincer les dents des parents d’élèves et des syndicats. Cette année n’est pas en reste.
Les insuffisances qui se sont accumulées les années passées ont refait surface encore. Parents d’élèves et syndicats montent au créneau pour protester contre les carences qui affectent les secteur et demander leur prise en charge immédiate.
Ces derniers n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme sur l’état peu reluisant de certains établissements scolaires à travers les quatre coins de la wilaya et les problèmes auxquels ils sont confrontés.
C’est le cas du collectif des enseignants et le personnel administratif du Lycée Stambouli de Sidi-Ahmed, situé sur les hauteurs de la ville de Béjaïa.
Ces derniers ont entamé dès le premier jour de la rentrée scolaire une grève générale afin de protester contre l’état de délabrement de leur établissement. Ces derniers ont ponctué leur grève par un sit-in devant le siège de la wilaya afin de demander directement et prestement aux autorités concernées n’intervenir en vue de prendre en charge rapidement leurs doléances, non sans menacer, simultanément, de prolonger leur mouvement de grève si les autorités concernées ne décidaient pas de prendre en charge leurs préoccupations. Le collectif des travailleurs du lycée réclament, entre autres revendications, l’achèvement des travaux de consolidation et de réfection des structures impactées par le séisme du 18 mars dernier, dont des salles de cours et une cage d’escaliers risquent de s’effondrer sur la tête des élèves et travailleurs, le relogement du proviseur dont le logement de fonction a été détruit par les incendies du mois d’Août dernier. Pour leur part, les parents d’élèves du lycée Arab-Ouddak de Chemini ont faillis boycotter la rentrée scolaire et retenir leurs enfants à la maison afin d’exiger la prise en charge de leurs revendications dont le raccordement de la cantine scolaire au réseau de gaz naturel si ce n’est l’intervention rapide de la Sadeg (ex-Sonelgaz) de Béjaïa qui a dépêché une entreprise pour le faire. L’établissement devait aussi subir une opération de désamiantage, mais celle-ci n’a pas été pas encore entamée. Pour sa part, le Cnapeste, a fait savoir dans un communiqué de presse, que «l’anticipation qui était attendu dans la préparation et l’entame de l’année scolaire dans des conditions acceptables, n’a pas eu lieu». Citant le volet pédagogique, le syndicat, estime que «le plan général mis en place présente», selon les rédacteurs du communiqué, des défaillances multiples qui impacteront sérieusement la nouvelle rentrée et la scolarité des élèves».
Il a relevé «l’insuffisance des moyens pédagogiques, manque de salles de cours, déficit en encadrement, surcharges des volumes horaires et des effectifs, absence de formation et de suivi pédagogique au profit du personnel d’encadrement, contractualisation…etc.». De son côté, le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) de Béjaïa, estiment que «certains établissements scolaires peinent à rouvrir leurs portes, faute de personnel administratif, notamment le corps de directeur». A titre d’exemple, il a cité le lycée des 1000-Martyrs de Béni M’llikèche, ceux de Toudja et de Berchiche (El-Kseur), ainsi que le CEM de Béni M’llikèche. Les personnels pédagogique et administratif du CEM Émir-Abdelkader de Toudja ont observé aussi un débrayage pour protester contre le retard mis dans le démarrage des travaux de réfection des structures endommagées par les incendies d’août dernier. Le Syndicat d’entreprise de l’éducation (SETE/WB) estime dans une déclaration qui nous a été transmise, que «l’atmosphère dans les établissements scolaire et glauque et le marasme ambiant décourage les plus opiniâtres des travailleurs». Et d‘ajouter : «les autorités concernées ne semblent pas réagir prestement pour stopper l’hémorragie ; elles observent stoïquement la déperdition des acquis sociaux». Le Sete revendique, ensuite, la prise en charge des préoccupations des travailleurs, aussi bien administratives et professionnel et financières et sociales.
Hocine Cherfa   

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