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samedi 10 décembre 2022

Ecriture romanesque historique au Sila: Des écrivains partagent leurs expériences

Des romanciers algériens et italiens ont évoqué, samedi à Alger, lors d’une conférence littéraire organisée dans le cadre du 25e Salon international du livre d’Alger (Sila 2022), leurs expériences personnelles dans l’écriture du roman historique et les narrations qui fédèrent faits historiques et fiction. La romancière italienne Stefania Uche s’est longuement appesantie sur son célèbre roman «Les Lions de Sicile… L’épopée de la famille Florio», dont le premier tome est paru en 2019 et a réalisé un grand succès dans son pays. Cet ouvrage dépeint l’histoire de l’Italie du XIXe siècle à travers «la famille Florio», la plus puissante et influente dans l’île de Sicile à l’époque. «Les références et les documents historiques ne suffisant pas à eux seuls dans l’écriture du roman historique, le recours à l’imaginaire s’avère donc primordial», a souligné l’auteure italienne, indiquant avoir recouru notamment à la description des sentiments que partageaient les membres de cette famille au fil des générations, dans le but d’accrocher le lecteur. De son côté, Labter Lazhari a présenté son roman paru en 2018, «Laghouat, la ville assassinée… ou le point de vue de Fromentin». Une œuvre purement historique qui raconte le génocide commis par le colonisateur français contre la population de Laghouat, sa ville natale, en 1852 sous les ordres du général Pelissier. L’auteur a déclaré avoir mis en lumière dans son roman un «crime contre l’humanité encore méconnu…, en se basant notamment sur les archives françaises», a-t-il dit. Il s’est s’appuyé sur l’œuvre du peintre orientaliste et voyageur français Eugène Fromentin, «Un été dans le désert». De son côté, l’écrivain italien Riccardo Nicolai est revenu sur son ouvrage romanesque «Ali Betchin… amoureux d’une princesse» (2015), qui retrace l’histoire du marin italien Aldino Piccini, capturé par la marine ottomane dans la deuxième moitié du XVIe siècle et ramené à Alger. Devenu plus tard un «Raïs», il se convertit à l’islam, épousa une Algérienne et bâtit une mosquée à La Casbah d’Alger, qui porte d’ailleurs toujours son nom.Le romancier a indiqué qu’à travers l’histoire de Betchin, inspirée «d’un fait historique réel agrémenté de fiction», c’est l’histoire de la Méditerranée et de la ville d’Alger (Casbah), un véritable melting-pot où coexistaient plusieurs races et cultures, qui est évoquée. Ce fut également l’histoire de nombreux Italiens, dont certains ont connu le même sort que Betchin.
M. K.

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