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mardi 3 août 2021

Economie mondiale post-Covid: Des perspectives optimistes malgré des risques persistants

Les perspectives de l’économie mondiale post-Covid-19 sont optimistes, notamment pour les investisseurs, malgré des risques persistants, a indiqué la banque américaine JP Morgan dans son rapport quant aux perspectives économies mondiales de 2021. Dans ce document, la banque américaine estime que les perspectives de l’économie mondiale pour la nouvelle année appellent à un optimisme malgré la persistance de certains risques, appelant les investisseurs à s’assurer d’«avoir une stratégie d’investissement à long terme rigoureuse et cohérente avec les objectifs fixés». Selon le document, cet optimisme est soutenu par les vaccins contre le Covid-19 propulsant les marchés boursiers vers des sommets historiques.
«Néanmoins, la patience reste de mise. Le nombre de cas de Covid-19 augmente dans une bonne partie du monde et la distribution à grande échelle de vaccins est un défi de taille étant donné les contraintes logistiques», pondère la Banque, selon laquelle la suite de cette convalescence dépendra probablement de cinq grandes facteurs en 2021 : le coronavirus, les politiques budgétaire et monétaire, l’inflation, la valorisation des actions et le dollar américain.
Concernant le virus, l’arrivée d’un vaccin ne constitue pas une condition préalable au retour de l’activité économique à son niveau antérieur à la pandémie dans certains secteurs et dans certaines zones géographiques, prévoit le document. S’agissant des politiques budgétaires et monétaires, l’effort de relance plus ou moins marqué, indique le rapport, se traduira par des résultats hétérogènes. De plus, la Banque table sur un léger regain d’inflation dans les 12 à 18 prochains mois à un peu moins de 2 % aux Etats-Unis et près de 1 % en Europe. Tandis que «les valorisations des actions élevées peuvent sembler justifiées», estime-t-elle. Concernant le dollar, JP Morgan prévoit une probable poursuite de sa dépréciation en 2021 «mais guère plus par rapport aux niveaux actuels». En cause, les capitaux ayant trouvé refuge aux Etats-Unis et qui devraient en sortir, en quête d’opportunités offrant un rendement plus élevé à la mesure que la reprise de l’économie mondiale se poursuivra. Par ailleurs, JP Morgan met en garde contre trois grands risques pour les marchés (en plus du coronavirus) : un soutien de l’Etat insuffisant, une «guerre froide technologique» entre les Etats-Unis et la Chine et certains foyers de tensions géopolitiques. Pour investir en 2021, le document propose un plan articulé autour de trois thèmes : gérer la volatilité, trouver du rendement et saisir les opportunités créées par des tendances lourdes telles que la transformation numérique, l’innovation en matière de santé et le développement durable. Ce plan prend en considération les évolutions de l’environnement économique mondiale de la nouvelle année. Un environnement, note le rapport, marqué par la poursuite du rétablissement de l’économie mondiale après la pandémie de coronavirus, la hausse du PIB dans certains pays d’Asie et aux Etats-Unis, dépassant son niveau antérieur à la pandémie «tandis que l’Europe et l’Amérique latine resteront à la traîne». La Chine ayant déjà comblé sa perte de PIB. «Si les taux d’intérêt devraient augmenter légèrement à mesure que l’économie se rétablira, ils continueront sans doute de flirter avec leurs plus bas historiques», souligne encore la Banque, ajoutant que des risques sont susceptibles de contredire l’ensemble de ces prévisions tels qu’un malaise économique engendré par un échec des mesures d’endiguement du coronavirus, un effort de relance insuffisant des gouvernements et des banques centrales, une guerre technologique entre les Etats-Unis et la Chine et des tensions géopolitiques.
Concernant la reprise économique selon les régions du monde, JP Morgan estime qu’en Asie l’épidémie a été relativement bien maîtrisée, y jugeant «l’intervention correcte pour soutenir la reprise». En Europe, le rapport note la modestie de la relance sur le vieux continent où l’épidémie reste «mal maîtrisée», tout comme en Amérique latine où la relance reste inégale. Aux Etats-Unis, le manque de maîtrise de la pandémie exige, selon la Banque, une relance vigoureuse. En outre, la Banque rappelle que durant cette pandémie, 3,5 millions d’emplois ont été détruits à travers le monde seulement dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie/restauration.

Sara B./R. E.

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