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vendredi 12 août 2022

Economie à Mostaganem : Sidi Ali doit sortir de sa léthargie par la relance économique

La relance de l’économie, placée comme priorité absolue à l’échelle nationale, semble ne jamais passer par la localité de Sidi Ali (ex-Cassaigne).
Jusqu’à aujourd’hui, le développement économique de cette daïra ne fait partie d’aucune feuille de route. Les nouveaux élus ont du pain sur la planche. Sidi Ali est l’une des plus importantes localités de l’est de la wilaya qui tait ses maux et s’enferme sur elle sans aucune perspective économique. Son économie n’a jamais pu se promouvoir car elle est victime d’un manque flagrant de stratégie. Cette daïra recèle des potentialités capables de propulser la localité à un rang digne de sa vocation historique. Une région militante qui a marqué son passé glorieux par le sang de ses chouhada. Sidi Ali la glorieuse par ses enfants aux sacrifices indélébiles rate le coche du développement économique. Sidi Ali est restée cloîtrée dans ses souks à l’ancienne, comme si l’investissement industriel ne lui est pas adaptable. Dans la daïra, il n’y a presque aucun projet porteur d’espoir pour un taux de population jeune plus élevé que la moyenne. L’espoir pour les milliers de jeunes étudiants sortant de l’université est illusoire, car le chômage a pris place à Sidi Ali. Les diplômés du CFPA galèrent sans visibilité aucune. Une inquiétante situation pour des jeunes sans horizon, rongés par l’amertume du néant. La population de Sidi Ali est une population confiante, qui va en masse aux urnes à chaque échéance électorale, à la recherche de l’espoir. Il convient de se questionner sur ce manque flagrant d’investissement dans la localité. L’équation est toute faite, s’il n’y a pas de travail pour les jeunes c’est qu’il y a pas d’entreprises de production. Dans les années quatre vingt dix, il y a eu la création d’une ZAC (zone d’activités) de 34 lots, mais par désinternement et par défaut de vision, elle a été détournée de sa vocation. L’investissement productif est inexistant et le chômage des jeunes est alarmant. Il va falloir que les élus locaux et nationaux, en collaboration avec l’administration, coordonnent leurs efforts afin de créer et de promouvoir l’investissement dans la région. Dans une région où 65 % de la population a moins de 30 ans, le manque d’opportunités d’emploi offre de moins en moins d’alternatives à une partie de la jeunesse qui finit par basculer ou dans la «harga» ou dans la délinquance. A Sidi Ali on doit travailler sur un plan d’investissement spécial qui servirait à donner un essor à l’économie. Ceci encouragerait la consommation et servirait aussi à préserver les petits commerces qui tendent à disparaître. La dernière visite d’une commission de l’APW s’est justement penchée sur toute cette problématique du chômage de masse chez les jeunes. Car les élus ont eux aussi conscience que la stabilité de la région repose sur la diversification des investissements pourvoyeurs de postes d’emploi. On ne peut être de Sidi Ali et avoir un emploi à Mesra, c’est incommodant. Sidi Ali est une ville se trouvant sur l’axe Mostaganem-Chlef, mais cette ville n’est attractive ni par son commerce, ni par son économie, par conséquent elle demeure isolée. Sidi Ali pourrait développer le tourisme rural car elle a des atouts à valoriser dans ce contexte. Le «Musée de la torture» ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt. Les citoyens de Sidi Ali aimeraient voir leur localité changer de statut de grand souk, ils souhaiteraient la voir rayonner et que la jeunesse se promeuve dans une vision de sérénité future.
Lotfi Abdelmadjid

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