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mercredi 29 juin 2022

Eau potable: Projets de quatre nouvelles stations de dessalement

Trois nouveaux projets de réalisation de stations de dessalement de l’eau de mer seront opérationnels à l’horizon 2024, et un quatrième projet sera réalisé à Oran dans le prochain programme, a annoncé, dimanche à Oran, le président-directeur général de l’Algerian Energry Company (AEC), Abdennour Kimouche.
Concernant les trois projets retenus pour le programme en cours, il a été retenu un à El Tarf (300 000 mètres cubes/jour), un à Alger Ouest (300 000 m3/j) et un à Guerbes (Skikda) avec 70 000 m3/j, a souligné le même responsable, à l’occasion d’une cérémonie de célébration du 20e anniversaire de l’AEC, qui s’est déroulée en présence du président-directeur général (P-dg) du Groupe Sonatrach, Toufik Hakkar, au niveau de la station de dessalement de l’eau de mer de Kahrama, première station réalisée en Algérie à Arzew.
Les 670 000 m3/j d’eau qui seront produits par les trois stations s’ajouteront à la capacité de production actuelle estimée à 2,1 millions de m3/j, pour atteindre une capacité totale de production de 2,8 millions de m3/j au profit d’environ 23 millions d’habitants.
Actuellement, seulement 17 % de la production nationale d’eau potable proviennent du dessalement de l’eau de mer, a indiqué M. Kimouche, déclarant que «la réalisation de nouvelles stations s’impose pour répondre à la demande sans cesse croissante de toute la bande du littoral. Cet apport s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale «Eau 2030», qui prévoit une production d’environ 2 milliards de m3/an, soit plus de 40 % de la production nationale, a-t-il fait savoir.
«Les 11 stations de dessalement actuelles, situées tout le long du littoral algérien, sont opérationnelles, à l’exception de celle de Souk Tlata, actuellement à l’arrêt», signalant que la production cumulée à fin 2020 en eau dessalée s’élève à 5 milliards m3.
En outre, le P-dg de l’AEC a fait savoir que la station d’El Macta connaîtra un grand projet de réaménagement qui sera opéré par son entreprise et l’Algérienne des eaux (ADE) pour atteindre les 500 000 m3/j d’eau dessalée (capacité de production réelle de la station), soulignant, dans ce cadre, qu’il y a une stratégie rationnelle pour l’exploitation des
1 200 km du littoral, consistant à pénétrer jusqu’à 100 km dans la mer, et qu’une nouvelle station de dessalement sera réalisée à Oran dans le cadre du prochain programme pour alimenter Oran à hauteur de 80 % par les eaux dessalées.
De son côté, le P-dg de Sonatrach, Toufik Hakkar, a souligné que l’AEC «a été chargée d’accomplir une noble mission, consistant à réaliser 11 stations de dessalement de l’eau de mer sur le littoral algérien, pour pallier le stress hydrique qui sévissait dans les années 90 et à la rareté des sources conventionnelles d’eau potable», ajoutant que le financement de ces projets a nécessité un budget de plus de 3 milliards de dollars, supporté par les banques publiques et le Groupe Sonatrach.
Toufik Hakkar a souligné que la réalisation des projets de l’AEC est «une grande responsabilité», considérant que la réalisation de nouveaux projets de dessalement de l’eau de mer pour fournir l’eau aux citoyens et à l’industrie est «un grand défi, d’autant plus que les nouveaux projets doivent s’adapter aux nouveaux besoins du pays dans la production de cet élément vital qui est l’eau».
Malik N.

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