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mardi 28 juin 2022

Duel

Si de plus en plus de personnalités politiques s’agacent en France de l’acharnement médiatique autour d’un duel quasi «inévitable» entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de la prochaine élection présidentielle, du côté du Rassemblement National on apprécie de voir la présidente du parti radical de droite faire la Une de tous les médias. Cette dernière a ainsi estimé vendredi que l’hypothèse de sa victoire était devenue «plausible» à propos d’un sondage non publié qui la met au coude-à-coude avec Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en 2022. Certes, «il y a une marge d’erreur, les choses ne sont pas faites, c’est un sondage, c’est une image à un moment donné bien sûr. Mais ce que ça dit, c’est que l’hypothèse de ma victoire est une hypothèse crédible et même plausible», a déclaré Marine Le Pen lors d’une conférence de presse. «Ce sondage dit que c’est le moment de se rassembler. Il dit à tous ceux qui n’ont plus envie de la politique d’Emmanuel Macron qu’il est temps de se rassembler autour de ma candidature», a-t-elle ajouté. Il dit aussi que «les espérances de candidatures diverses et variées doivent être abandonnées, la situation est trop importante», et que «toute la théorie qui a été développée pendant des mois et des mois (selon laquelle) ‘’elle ne peut pas gagner’’ relevait de la méthode Coué», a fait valoir la dirigeante du RN. «Il y a un certain nombre de personnes qui se rassurent en racontant ou en répétant ‘’elle ne peut pas gagner’’. Ben si, elle peut gagner», a-t-elle assuré. Le Président français serait crédité de 52 % des intentions de vote au second tour, contre 48 % pour la cheffe du RN, un écart se situant dans la marge d’erreur de l’enquête d’opinion, selon la deuxième partie d’un sondage Harris Interactive, non publiée mais révélée par «Le Parisien» et «L’Express». Pour le deuxième tour, le sondage indique, selon «Le Parisien», qu’un tiers des électeurs de François Fillon (LR) en 2017 seraient prêts à voter Marine Le Pen face au président sortant. Et un électeur de gauche sur deux ne verrait pas l’utilité d’aller aux urnes en cas de duel Macron-Le Pen. Néanmoins, dix-huit mois avant l’élection de 2017, Emmanuel Macron n’était encore qu’un simple ministre presque inconnu du grand public et tous les sondages tablaient sur un duel opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy. Il reste encore du temps pour que la table soit une fois encore renversée et que les prévisions d’aujourd’hui soient totalement obsolètes au moment d’avril 2022, avec peut-être un duel où n’apparaîtra ni Macron, ni Le Pen.

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