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samedi 24 février 2024

Duel

Si Donald Trump continue de caracoler en tête des sondages pour les élections primaires des républicains, très loin devant ses adversaires, le président Joe Biden se prépare lui déjà à ce possible face à face pour la présidentielle de 2024, aux airs de déjà-vu. Les deux hommes s’étaient en effet livrés une guerre féroce lors de la dernière course à la Maison-Blanche et aucun coup n’avait été retenu, les invectives et les anathèmes
s’étaient même multipliés. Pourtant, fait assez rare pour être souligné, les deux mêmes candidats semblent être sur le point de s’affronter à nouveau malgré l’apparition depuis trois ans de nombreux aspirants à la fonction suprême. Les partisans de Trump lui sont restés farouchement fidèles, continuant à le soutenir coûte que coûte, alors que le président Biden qui a multiplié les maladresses, accréditant pour ses opposants la thèse de la perte de ses fonctions cognitives, est toujours soutenu par une large majorité de démocrates. Or, l’actuel chef d’État américain a déclaré mardi que sa décision n’aurait peut-être pas été la même si Donald Trump ne se trouvait pas en face. «Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais», a-t-il dit. «Nous ne pouvons pas le laisser gagner», a ajouté le démocrate de 81 ans lors d’une rencontre avec des donateurs de son parti près de Boston (Nord-Est), à propos de l’ancien président républicain. «Trump ne se cache même plus. Il nous dit ce qu’il va faire», a déclaré Joe Biden, ajoutant à propos de l’élection : «Il y va et je dois y aller». Si son rival se retirait, ferait-il de même ? «Non, pas maintenant», a balayé le président. Joe Biden, dont la campagne a du mal à décoller, affirme depuis longtemps qu’il est le mieux placé pour battre à nouveau Donald Trump. Le progressiste, dont l’âge inquiète les électeurs et qui peine à vendre son bilan économique, répète régulièrement que la démocratie elle-même est en jeu dans cette nouvelle confrontation annoncée avec l’ancien promoteur milliardaire. Malgré son impopularité et sauf grande surprise ou grave problème de santé l’obligeant à se retirer, le président américain est presque assuré de remporter la nomination de son parti pour l’élection de novembre 2024. Reste à voir d’abord si son état de santé le supportera, car il reste encore une année avant le scrutin, et si les électeurs conservateurs accorderont leur confiance une fois encore à Donald Trump pour les représenter dans le prochain duel à venir.

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