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samedi 26 novembre 2022

Droite

Alors que la présidentielle de 2022 se rapproche de plus en plus, à droite il y a toujours aussi peu de candidats crédibles pour représenter Les Républicains. Et si Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand sortent un peu du lot, ils ont du mal à susciter l’enthousiasme des électeurs. Pour se distinguer un peu, l’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy mise sur la critique d’Emmanuel Macron, pour tenter de se présenter comme un adversaire crédible à même de contrer la politique du gouvernement et surtout d’y apporter une alternative solide. Invité hier matin sur RTL, le président de la région Hauts-de-France, candidat à sa réélection en juin prochain, est revenu sur la sortie polémique du chef de l’État jeudi dernier. «Ce qui va avec la défiance française, c’est une espèce de traque incessante de l’erreur. Nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs», avait déploré Emmanuel Macron lors d’un déplacement à l’université Paris-Saclay. «Les Français sont des victimes, plutôt que des procureurs», a corrigé Xavier Bertrand. Avant de préciser sa pensée : «Les Français sont victimes du Covid, ceux qui ont perdu des proches, ceux qui ont été malades, ceux qui ont été victimes de l’isolement, nos aînés, les jeunes, les étudiants et pas seulement, ceux qui ont peur pour leur avenir. Ce sont des victimes aujourd’hui», a-t-il affirmé. «Je pense qu’il y a une forme d’incompréhension du président de la République vis-à-vis des Français et aujourd’hui des Français vis-à-vis du président de la République», a poursuivi le président de région. Xavier Bertrand n’a toutefois pas voulu s’attarder sur cette polémique. «On verra tout ça plus tard», a-t-il proposé, alors qu’un troisième confinement semble se profiler en France. «Je ne vois pas comment nous éviterons un reconfinement», a même expliqué le prétendant à la présidentielle. Selon un sondage Harris interactive, Xavier Bertrand ferait pour l’heure office de troisième homme à la présidentielle, jaugé entre 16 et 17 %, derrière Emmanuel Macron (23/24 %) et Marine Le Pen (26/27 %). Cette dernière devance ainsi pour la première fois depuis 2017 le Président français dans les sondages et pourrait être le plus gros obstacle de Bertrand pour la présidentielle, alors que du côté du Rassemblement National l’on rejette de plus en plus l’étiquette d’extrême-droite qui est accolée au parti présidé par Le Pen, préférant se présenter comme un parti de droite ordinaire qui, contrairement aux Républicains, tiendrait une véritable ligne politique de droite.

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