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jeudi 29 février 2024

Djerad représente le Président Tebboune au Sommet de l’Union africaine: «La crise sanitaire a mis nos systèmes de santé devant des défis majeurs»

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a appelé, hier, au renforcement de la solidarité continentale et mondiale et à l’unification des efforts communs pour lutter contre la pandémie Covid-19, mettant l’accent sur la nécessité de permettre aux pays pauvres d’accéder aux vaccins pour pouvoir sortir de cette crise sanitaire qui affecte les efforts de relance du développement.

Par Aomar Fekrache

Djerad a pris part en qualité de représentant du président de la République,
M. Abdelmadjid Tebboune, aux travaux de la 34e session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Dans son allocution, il a affirmé que «la situation sanitaire a mis nos systèmes de santé devant des défis majeurs ayant nécessité de prendre de mesures strictes pour alléger le déficit financier». Aussi, il a indiqué que cette «crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus a impacté tous les domaines, économique, politique et social». Cela a «obligé de nombreux pays à fermer leurs frontières et imposer des mesures préventives, ce qui a provoqué des pertes matérielles considérables», a-t-il souligné, ajoutant que la crise sanitaire sans précédent que connaît le monde «a entravé la croissance économique des pays et a causé une hausse du taux de chômage».
Abdelaziz Djerad a expliqué que cette situation «nous impose, plus que jamais, de consolider la solidarité continentale et internationale et unifier nos efforts tout en mobilisant nos énergies et moyens pour faire face à cette épidémie et minimiser ses impacts».
Au menu de ce Sommet ordinaire de l’Union africaine qui s’est ouvert, hier, la pandémie de Covid-19, mais aussi les élections de la Commission de l’UA, et d’autres points urgents en matière de paix et de sécurité, dont le conflit du Sahara occidental. La session de cette année a été inscrite sous le thème : «Arts, culture et patrimoine : des leviers pour construire l’Afrique que nous voulons», et est tenue par visioconférence.
Comme tous les quatre ans, la Commission de l’UA élira les candidats à la présidence, à la vice-présidence et les six commissaires.
Il s’agit des premières élections organisées après des réformes institutionnelles qui ont fait passer le nombre de commissaires de huit à six.
Quatre départements ont été fusionnés pour en former seulement deux. Le vote est habituellement à bulletins secrets, mais, cette année, ces élections se tiendront en ligne, est-il indiqué. Le président sortant, Moussa Faki Mahamat, est le seul candidat à sa propre succession. S’il est réélu, il sera le premier président à obtenir un second et dernier mandat.
Le règlement actuellement en vigueur stipule que si suffisamment d’Etats s’abstiennent et que Faki n’obtient pas le nombre de voix requis, la Commission devra reporter les élections jusqu’au prochain sommet, ce qui implique une période d’incertitude pouvant aller jusqu’à douze mois.
Si les élections sont suspendues, l’UA devrait éviter un report tardif et s’arranger pour organiser de nouvelles élections le plus tôt possible. Lors de ce sommet de deux jours, qui réunira les dirigeants des 55 membres, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, prendra la présidence de l’UA, assurée en 2020 par le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa. Ce dernier présentera le rapport sur les progrès réalisés en ce qui concerne la réponse de l’UA à la pandémie. Il est par ailleurs à relever que le dossier du Sahara occidental est devenu la priorité absolue de l’UA, après sa réinscription à l’agenda du Conseil de paix et de sécurité de l’Organisation. Le 14e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement a décidé de réinscrire la question du Sahara occidental à l’agenda du Conseil pour donner un nouveau souffle à ce dossier.
La décision jette la lumière sur les derniers développements survenus en République sahraouie, suite à l’agression militaire marocaine à Guerguerat le 13 novembre dernier, et intervient pour mettre un terme aux tentatives du Maroc d’écarter l’Organisation africaine des efforts visant à trouver une solution au conflit au Sahara occidental qui puisse garantir au peuple sahraoui son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. Lorsqu’il avait annoncé sa candidature pour un second mandat, M. Moussa Faki avait défini le conflit du Sahara occidental comme l’une de ses priorités au cours de la période (2021/2024).
A. F.

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