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vendredi 12 avril 2024

Djerad au 65e anniversaire de la Journée nationale de l’étudiant : «Refus d’endettement auprès du FMI pour protéger notre souveraineté»

L’Algérie a exclu de contracter des prêts auprès du Fonds monétaire international (FMI) en dépit de la crise financière qui menace le pays en raison de la pandémie de coronavirus et ses répercussions sur l’économie nationale. Il y va de la sauvegarde de la souveraineté du pays.

Par Louisa Ait Ramdane

C’est ce qu’à déclaré, hier, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, en marge de sa supervision de la commémoration du 65e anniversaire de la Journée nationale de l’étudiant. Djerad, qui a évoqué la période post-Covid-19, les conflits qui s’en sont suivis et les répercussions de la pandémie, a souligné qu’après la pandémie de coronavirus, l’une des priorités de l’Algérie est de maintenir l’équilibre économique et social. «Les répercussions de la pandémie nous a imposé, et à l’ensemble du gouvernement, de préserver les équilibres qui nous ont évité de recourir au Fonds monétaire international (FMI). Il fallait faire face à toutes les pressions, y compris politiques qui voulaient que l’Algérie se soumette à cette institution», a-t-il déclaré. «Les enjeux actuels induits par la pandémie de nouveau coronavirus ont impacté les relations internationales et économiques, qui ont connu un changement radical», a-t-il fait remarquer, précisant que «certains pays parmi les grandes puissances économiques sont touchés par cette conjoncture». «L’Algérie ne recourra pas à l’emprunt extérieur, car l’enjeu de cette démarche est de protéger notre souveraineté et notre décision car certains des pays qui ont recouru à cette démarche se sont complètement effondrés, ce qui est inacceptable en Algérie», a encore affirmé le Premier ministre. Parlant de l’université, Abdelaziz Djerad a expliqué que l’université contribue à la construction de l’Algérie à différents niveaux. «Le rôle de l’université était de contribuer à la construction de l’Algérie à différents niveaux et les étudiants algériens ont parfaitement le droit de défendre leurs idées et de se former politiquement». Il a indiqué que la nouvelle génération d’étudiants doit à se mettre au diapason du développement, à travers la maîtrise des langues étrangères, insistant sur le rôle de ces derniers dans la protection de la souveraineté nationale. «L’Algérie a formé une génération d’économistes de très haut niveau», a-t-il fait remarquer, soulignant que «la plupart des rapports sont désormais rédigés en anglais, d’où l’impératif d’apprendre la langue», a-t-il soutenu.
Djerad a, en outre, indiqué que la commémoration de la Journée nationale de l’étudiant est l’occasion de rappeler que «nous devons protéger la souveraineté nationale, que l’étudiant doit comprendre que nous devons le faire afin que nos décisions demeurent entre nos mains et que nous puissions éviter ce qui s’est produit dans certains pays qui se sont effondrés et à qui l’on impose, aujourd’hui, voire même le régime politique». «Les étudiants ont le droit aujourd’hui de défendre leurs idées, de se former et de participer à la dynamique politique du pays s’ils comprennent les défis et les enjeux qui les entourent», a souligné le Premier ministre, estimant que les étudiants sont «la locomotive et ne doivent pas être dirigés». «Nous respectons les idées. Il faut qu’il y ait un débat fort au sein de l’université pour faire ressortir la place fondamentale de celle-ci ainsi que son rôle dans la promotion du savoir et l’ouverture sur les sciences et les défis scientifiques, outre sa contribution à l’édification du pays à tous les niveaux, y compris culturel et économique», a conclu Djerad.
L. A. R.

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