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vendredi 7 octobre 2022

Distance

Le premier tour de la présidentielle française est dans tout juste un mois et le président sortant, candidat à sa propre réélection, n’a jamais été aussi haut dans les intentions de vote. Un sondage Ipsos-Sopra Steria pour «Le Parisien» et Franceinfo, publié ce samedi, place en effet toujours le chef de l’État loin devant ses adversaires. Jean-Luc Mélenchon est lui derrière Marine Le Pen et Éric Zemmour, mais légèrement devant Valérie Pécresse. Les sondages donnant Macron comme vainqueur incontestable de l’élection se suivent et se ressemblent et peuvent pour une partie des Français faire croire que le match est déjà joué. Le président de la République est régulièrement donné à environ 30 % des intentions de vote au premier tour. Selon ce dernier sondage, le chef de l’État est désormais crédité de 30,5 % des voix, près du double de Marine Le Pen (16 %), et loin devant Éric Zemmour (13,5 %), qui semble désormais distancié par la candidate du RN, laquelle s’impose de nouveau en deuxième place. Ce sondage témoigne également d’une percée de Jean-Luc Mélenchon, déjà donné troisième homme selon un sondage Elabe la semaine dernière. Dans les résultats de l’étude d’Ipsos, le candidat de La France Insoumise est donné en quatrième position (12 %), légèrement devant la candidate des Républicains, Valérie Pécresse (11 %). L’Insoumis cherche désormais à s’adresser «à chaque conscience de gauche», dans l’espoir d’accéder au second tour. Dans les deux hypothèses actuellement envisagées pour le second tour du 24 avril, la victoire d’Emmanuel Macron semble incontestable. Face à Marine Le Pen, le président-candidat obtiendrait 60 % des suffrages, et 66 % face à Éric Zemmour. La guerre en Ukraine favoriserait grandement ce scénario, confortant sa figure de chef de guerre, en «surplomb» par rapport à ses opposants. Un «effet drapeau», selon les mots du directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, qui inciterait les Français à se rassembler derrière leur président. Reste à voir si ces chiffres se répercuteront sur les chiffres réels du 10 avril prochain, ou si comme cela fut le cas pour le Brexit ou encore pour la primaire de la droite en 2017, les sondages auront eu tout faux et si des candidats que l’on n’attend pas se retrouveront au second tour du scrutin présidentiel.

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