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lundi 26 septembre 2022

Des prix abordables pour la majorité des produits: Les marchés de «la Rahma» pris d’assaut

Depuis le début du ramadhan, les marchés de proximité ouverts à travers le pays à l’occasion du mois sacré sont quotidiennement pris d’assaut par les citoyens, et pour cause, les prix proposés sont pour la plupart abordables.

Par Thinhinane Khouchi

Les marchés de «la Rahma» sont pour la plupart des citoyens des échappatoires de la cherté qui règne dans les différents marchés du pays. Depuis jeudi dernier, ils sont pris d’assaut par les ménages voulant faire les courses du ramadhan à «bon prix». De l’avis des citoyens, les prix sont plus au moins abordables, comparés aux autres marchés. C’est ce qu’on a constaté au niveau du marché installé dans la commune de Bab El oued. Hier, au quatrième jour du ramadhan, ce marché été bondé de monde. «Je suis venu hier pour comparer les prix proposés ici par rapport aux autre marchés. Certains produits sont moins chers, mais d’autres sont proposés aux mêmes prix», nous dira Mouloud, un retraité rencontré hier au marché. Selon lui, «un sac de couscous de 5 kg de la marque publique Agrodiv est cédé à 320 dinars, une bonne initiative vu que le couscous est le plat qu’on mange durant le shour». Par ailleurs, des détergents, des produits en papier de Cotex, du thon, du fromage et des boissons y sont proposés. Selon Malika, une mère de famille rencontrée au marché de la Rahma de la rue Commandant Mira, «Il y a des choses très intéressantes à très bon prix, mais la gamme proposée reste très en deçà des attentes», ajoutant qu’elle regrette le fait qu’il n’y ait pas de fruits et légumes par exemple et la petite boucherie qui devait proposer de la viande locale n’a pas encore ouvert. Au niveau du marché de proximité de la Place des Martyrs (Alger), la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture a aménagé un espace commercial et propose la daurade à 1 000 DA, tandis que le prix du tilapia est fixé à 500 DA. Une occasion pour les citoyens, privés des produits maritimes à cause de la cherté qu’imposent les poissonneries depuis des années, d’en manger durant ce ramadhan. Slimane, un enseignant au primaire et père de quatre enfants nous confie qu’avec son revenu il n’a pas d’habitude de s’offrir du poisson frais et une telle initiative «me permet de faire manger à ma famille des produits de la mer sans me ruiner». au niveau de ce marché, des citoyens sont venus d’autres communes notamment d’El Biar, Kouba et Bouzeréah pour acheter du poisson frais à des prix abordables. Il est à noter que les consommateurs peuvent s’offrir ces poissons à Alger au niveau de dix autres points de vente situés dans plusieurs marchés de proximité, pour ne citer que ceux d’Ouled Fayet, Chéraga, Dely Ibrahim, Rouiba et Dar El Beida, affirme le responsable à la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture, Nabil Aouiche, annonçant par là même l’ouverture de nouveaux points de vente dans les communes de Draria, Bachdjerrah et El Harrach. En outre, au marché de la Rahma de Zéralda, les fruits et légumes sont proposés. Selon les citoyens, la pomme de terre est proposée à 70 DA contrairement aux autres commerces où son prix varie entre 90 et 110 DA. La tomate y est à 90 DA et les oignons à 60 DA. Selon Habib, un homme d’un certain âge, «certains produits sont à bon prix mais ce n’est pas le cas pour tous», estime-t-il. Notre interlocuteur nous donne l’exemple de la laitue et de la courgette. «Au niveau de ce marché, la laitue est proposée à 200 DA mais je l’ai achetée en bord de route à 160 dinars», témoigne-t-il, ajoutant : «Même cas pour la courgette, proposée ici à 190 DA, est ailleurs à 170 DA».

T. K.

 

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