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samedi 13 août 2022

Derrar, DG de l’Institut Pasteur, insiste sur la vaccination: «La cible principale reste toujours le variant Delta»

Même si la menace du nouveau variant Omicron est émergente, c’est toujours Delta qui inquiète les spécialistes.

Par Louisa Ait Ramdane

Depuis fin octobre, le nombre de nouveaux cas positifs de Covid-19 n’a pas cessé d’augmenter, passant de moins 70 nouvelles infections à près de 200 par jour. Avec le relâchement observé sur le respect des mesures de prévention, les cas risquent de connaître une nouvelle hausse. L’Algérie est entrée dans la 4e vague. L’alerte a été donnée par le directeur général de l’Institut Pasteur d’Alger (IPA), Fawzi Derrar.
Invité de la rédaction de la Chaîne 3, il a estimé que le variant le plus important en ce moment c’est le Delta. «Il ne faut se tromper de cible. Actuellement la cible c’est le variant Delta», a-t-il affirmé hier sur les ondes de la Radio nationale. Si la menace du variant Omicron est réelle, l’intervenant a estimé tout de même que le débat autour du variant Omicron est un peu anticipé actuellement. C’est vrai qu’à côté il y a une menace émergente, l’Omicron, mais, selon Derrar, il faut se prémunir d’abord contre le virus actuel. Le DG de l’IPA a ajouté que conformément aux études et prévisions scientifiques, le pic de nouveau variant interviendra vers la fin du mois de février ou le début de mois de mars 2022.
Au vu de la situation épidémiologique actuelle et au risque de l’avènement du variant Omicron en Algérie, le spécialiste et responsable de l’Institut Pasteur d’Alger multiplie les appels à la vigilance et a insisté particulièrement sur l’urgence de revenir aux «mesures préventives essentielles, telles que la vaccination».
Pour Fawzi Derrar, le vaccin reste le meilleur moyen pour se prémunir contre le virus, afin d’atteindre une immunité optimale contre tout autre variant. Dans le même sillage, il a affirmé que toutes les informations qui circulent autour des effets indésirables des vaccins ne sont que des rumeurs, d’autant qu’aucune d’entre elles n’est prouvée scientifiquement.
Toutefois, le responsable a reconnu que l’efficacité du vaccin contre le nouveau variant Omicron n’est pas encore prouvée scientifiquement. «On n’a pas encore les données. On essaie de tester, à présent, l’activité neutralisante des sérums vaccinaux contre les souches de l’Omicron et on aura les résultats dans une ou deux semaines», a-t-il précisé. Il a affirmé, cependant, que la vaccination reste «bénéfique, quel que soit le scénario, parce que l’immunité résiduelle qui persiste après une vaccination peut protéger contre les formes graves».
Saluant la décision du ministère des Transports qui a adopté le «pass sanitaire» pour les transports maritimes, Derrar a appelé à sa généralisation pour «ramener l’adhésion vaccinale» parce qu’il s’agit de protéger la population et de faire face aux variants qui vont apparaître à l’avenir. «La généralisation du pass sanitaire vaccinal est désormais une nécessité au niveau de tous les secteurs et les institutions, tout en l’accompagnant d’une campagne de sensibilisation auprès des citoyens», a-t-il expliqué.
L. A. R.

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