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vendredi 7 octobre 2022

Derrar, DG de l’Institut Pasteur d’Algérie au sujet du Covid : «Les voyants sont au vert mais prudence…»

L’Algérie enregistre depuis le 24 mars le bilan le plus bas des cas de contamination au Covid-19. Les chiffres sont rassurants et les voyants sont au vert, indique le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie qui insiste, toutefois, sur la vigilance et la vaccination pour parer à d’éventuelles vagues de contaminations.

Par Louisa A.R.

«C’est vrai que le plus dur est derrière nous, mais nous gardons l’œil sur l’évolution de la pandémie», a-t-il affirmé, expliquant que «des scénarios d’évolution sont plausibles».
Lors de son passage à l’émission «Invité de la rédaction» de la radio Chaîne 3, Fawzi Derrar a fait savoir que le taux de reproduction du virus est inférieur à 1 en Algérie. Selon lui, plusieurs scénarios sont évoqués. «On a la possible recombinaison entre les coronavirus saisonniers à l’automne et le risque de transfert du virus de l’Homme à l’animal et son retour vers l’Homme (rétro-zoonoses)», a mis en garde le responsable de l’Institut Pasteur d’Alger.
Pour éviter le pire à l’avenir, il a insisté sur le maintien des mesures de protection pour prévenir de nouvelles contaminations et recommandé la vaccination pour se soustraire à d’éventuelles complications. «Même si ce virus sera saisonnier, les sujets qui n’ont pas été vaccinés vont payer un lourd tribut quand on aura des vagues dues à de nouveaux variants», a-t-il déclaré.
Pour rappel, plusieurs spécialistes se sont exprimés sur la question de l’immunité collective. De l’avis du président de la Société algérienne d’immunologie, Kamel Djenouhat, «grâce à Omicron, nous avons acquis une immunité collective. Nous sommes à 90 % d’immunité collective acquise par une infection naturelle, gratuite et obligatoire». Selon le Professeur, «il s’agit d’une transformation de la forme pandémique en forme endémique».
Par ailleurs, Fawzi Derrar a estimé que nous allons vers l’assouplissement des mesures restrictives imposées par la pandémie mondiale, sans toutefois renoncer au pass vaccinal qui selon lui reste «le dernier rempart» contre la propagation du virus.
Le directeur de l’Institut Pasteur a affirmé que l’immunité collective et efficace ne se fait pas seulement après l’infection par l’un des variants, y compris Omicron, mais aussi en l’accompagnant par la vaccination.
«L’immunité doit également être soutenue par la vaccination pour être efficace et à long terme», a-t-il recommandé. Le directeur de l’Institut Pasteur a estimé également que les personnes qui ont été infectées par le variant Omicron et qui ont pris les doses de vaccin sont celles qui ont acquis une immunité efficace et forte contre le Covid-19, alors que l’immunité des personnes qui ont seulement été infectées avec le virus est temporaire. S’appuyant sur des études scientifiques réalisées dans ce sens, l’invité de la rédaction a estimé que «l’infection par l’un des variants du virus entraîne une immunité, mais celle-ci est temporaire et ne dure que des mois».

L. A. R.

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