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samedi 25 juin 2022

Départ de 1.200 médecins vers la France : Benbouzid : «La faute à ceux qui ne partent pas en retraite»…

L’information donnée par le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat autonome des praticiens de santé publique (SNPSP) sur le départ massif des médecins algériens
vers la France, a vite fait réagir le ministre de la Santé.

Par Louisa A.R.

Le Dr Lyes Merabet a jeté samedi un véritable pavé dans la mare du système de santé algérien. En effet, il a révélé dans un post publié sur sa page Facebook que 1.200 médecins algériens s’apprêtaient à quitter l’Algérie pour la France, après avoir réussi au test d’équivalence (épreuves de vérification de connaissances EVC). L’Algérie a formé au moins 50. 000 spécialistes à raison de 2. 500 annuellement en moyenne les 20 dernières années, affirme le président du SNPSSP. «Il y en a actuellement dans le service public autour de 14. 000 spécialistes et autant dans le privé», ajoute le praticien il relève aussi que près de 20. 000 spécialistes ont quitté le pays durant cette période.
L’information a vite fait le tour de la Toile, même si elle n’a pas surpris, car chaque année, des centaines de médecins quittent le pays dans l’espoir d’un avenir meilleur à l’étranger.
Réagissant à cette information, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, affirme dans un entretien accordé à la Chaîne Ennahar TV que le phénomène ne concerne pas que l’Algérie. Le ministre cite des pays comme l’Inde et l’Égypte qui connaissent ce phénomène au profit de l’étranger. Pour faire face à ce départ massif des médecins algériens, le Pr Benbouzid juge indispensable la réforme du système de santé. Sur ce point, il révèle quelques points à revoir dans ce système. Parmi eux, le premier responsable de la santé cite le départ à la retraite qui fait défaut. Par conséquent, la nouvelle génération se retrouve marginalisée de fait que les médecins devant prendre leur retraite se retrouvent toujours à leurs postes. «Dans les hôpitaux, de nombreux médecins ont dépassé l’âge de la retraite et ils sont toujours en poste. Ils ne permettent pas à la nouvelle génération de les remplacer», regrette-t-il, soulignant : «Nous n’avons pas de postes pour les jeunes médecins. Benbouzid indique qu’un dossier est au niveau du Premier ministre pour appliquer la loi. Celui qui arrive à la retraite, doit partir et si on a besoin d’eux, on leur fera appel».
Benbouzid cite un autre problème, celui du manque de la concurrence dans les hôpitaux publics» et l’exode de certains spécialistes vers le secteur privé. «Dans certaines spécialités. Les médecins préfèrent le secteur privé», déplore-t-il. Il donne par exemple, le manque de spécialité dans certaines villes. «Dans certaines villes, il y a un seul gynécologue qui doit être de garde tous les jours, la radiologie, la réanimation, nous n’avons pas», explique-t-il.
Pour inciter les spécialistes à rester dans leur pays et à se rendre dans les régions de l’intérieur du pays, le Dr Lyes Merabet, président du SNPSP plaide pour des mesures incitatives et des conditions socioprofessionnelles adéquates.
L. A.R.

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