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lundi 27 juin 2022

Dégradation du pouvoir d’achat et hausse incontrôlable des prix / Front social : menace de renouer avec la protestation

Suite à une réunion tenue le 11 avril, la Confédération des syndicats algériens (CSA) a fait état de la «la colère, de la consternation et du rejet de la dernière révision de la grille indiciaire des salaires», décidant, à cet effet, de lancer des actions de protestation dont la forme et la date seront arrêtées prochainement.

Par Thinhinane Khouchi

15 syndicats de différents secteurs (Education, Santé, Enseignement supérieur, administration publique, Formation professionnelle, Solidarité nationale et Affaires religieuses…) affiliés à la Confédération des syndicats algériens se sont réunis au siège de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), à Alger, pour revenir sur la situation du travailleur algérien. Les membres de la CSA ont fait état de «la colère, de la consternation et du rejet» de la dernière révision de la grille indiciaire des salaires. Une décision qui «ne rééquilibre pas le pouvoir
d’achat, devant la hausse vertigineuse et continue des prix qui a laminé la classe moyenne, les catégories précaires et les corps communs», déplore la CSA dans un communiqué partagé sur la page Facebook du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education (Cnapeste), membre du CSA. Selon Boualem Amoura, coordinateur de la CSA, «le nouveau décret portant grille indiciaire des salaires a engendré des augmentations allant de 2 000 DA à 6 000 DA, soumises aux retenues», déplorant des augmentations «insignifiantes et humiliantes». C’est pourquoi, les syndicats de la CSA demandent «la révision de la valeur du point indiciaire (qui est de 45 DA depuis 2007, NDLR), du régime indemnitaire, outre la création d’un observatoire national du pouvoir d’achat». En sus de ces revendications, la CSA a donc décidé d’«enclencher un mouvement de protestation dont la forme et la date seront arrêtées prochainement, après concertation des syndicats», lit-on dans le communiqué. Analysant la situation générale des fonctionnaires, la CSA regrette qu’«au moment où les travailleurs du monde entier s’apprêtent à célébrer leur fête (1er Mai) et les acquis réalisés, le travailleur algérien vit des conditions difficiles sur le double plan professionnel et social». Cette situation vient s’ajouter «à l’ignorance (par le gouvernement, NDLR) des revendications des travailleurs, comme lors du dernier mouvement dans les wilayas du Sud pour les primes de zone, et l’exclusion de la CSA des projets de révision des textes, notamment le décret 22/138», dénoncent les membres de la Confédération. Un décret qui s’est avéré «décevant», au regard des espoirs des travailleurs qui «s’attendaient à des augmentations conséquentes». Par ailleurs, lors d’une réunion datant du 9 avril, 10 syndicats nationaux indépendants du secteur de l’Aducation, à savoir le Cancel, Snaase, Snafie, Snacel, Snadep, Cnadem, Cnadl, Snace, Snelse et Madjal, ont dénoncé dans un communiqué publié hier sur la page Facebook du Cnapeste, «la situation socioprofessionnelle des travailleurs du secteur ainsi que la cherté et la chute du pouvoir d’achat des travailleurs du secteur de l’Education». A cet effet, ils ont appelé le président de la République à intervenir en urgence pour revoir la grille des salaires des salariés du secteur de l’Education.

T. K.

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