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jeudi 25 février 2021

Déforestation: 43 millions d’hectares perdus entre 2004 et 2017

Quelque 43 millions d’hectares de forêts ont été perdus sur les 24 «fronts» principaux de la déforestation dans le monde entre 2004 et 2017, selon un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF).
L’agriculture commerciale, qui défriche pour les cultures et l’élevage du bétail, est la principale cause de cette déforestation, notamment en Amérique du Sud, selon l’ONG. Le secteur minier, mais aussi les infrastructures, notamment routières, l’industrie forestière et l’agriculture vivrière, surtout en Afrique, sont aussi d’importants facteurs identifiés. Sur ces 24 «points chauds» de la déforestation mondiale, 9 se trouvent en Amérique latine, 8 en Afrique et 7 en Asie-Pacifique. Ils concentrent à eux seuls plus de moitié (52 %) de la déforestation tropicale mondiale, selon l’ONG.
Les zones les plus affectées sont l’Amazonie brésilienne et la région du Cerrado au Brésil, l’Amazonie bolivienne, le Paraguay, l’Argentine, Madagascar, et les îles de Sumatra et Bornéo en Indonésie et Malaisie.
La région brésilienne du Cerrado est, par exemple, principalement affectée par le développement de l’agriculture, avec une perte de plus de 30 % de sa surface forestière totale depuis l’an 2004 et 2017.
Par ailleurs, près de la moitié (45 %) des forêts restantes dans ces 24 zones ont subi des dégradations ou fragmentations, les rendant plus vulnérables, notamment aux incendies comme les méga-feux qui se sont multipliés ces dernières années.
Cette fragilisation met en danger les écosystèmes vulnérables que les forêts abritent, et donc les habitats de nombreuses espèces. Et favorise les contacts entre espèces sauvages et humains, et donc le passage à l’homme de maladies d’origine animale (zoonoses), comme l’a illustré la pandémie de Covid-19. Les forêts sont également de très importants puits de carbone, permettant d’absorber une importante quantité des gaz à effet de serre émis par l’activité humaine.
Le rapport appelle les Etats et les acteurs économiques à lutter contre la déforestation, notamment en garantissant les droits des populations autochtones. Il appelle aussi les populations à éviter les produits favorisant ce phénomène, en modifiant notamment leur régime alimentaire vers moins de protéines animales.
L. O.

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