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mardi 9 août 2022

Dédoublement de la voie ferrée de Béjaïa: Le projet mis sur rails

Le projet de dédoublement et de modernisation de la voie ferrée reliant Béjaïa-Béni Mansour prend de plus en plus forme. Les travaux de ce projet qui avait été retenu en 2011 ont repris en mars dernier. Ils avancent avec un rythme soutenu si l’on en croit la cellule de communication de la wilaya qui l’avait souligné récemment, indiquant que les travaux de creusement du 2e portail du premier tunnel ont été lancés. Il s’agit des travaux de creusement du 2e portail Ouest du tunnel N° 3, situé au niveau de la localité Amtik Ouyemoune, dans la commune de Semaoun. La longueur de ce tunnel est estimée à 669 ML. Le wali en a donné le coup d’envoi lors d’une visite d’inspection effectuée récemment au chantier. «Des instructions ont été données aux responsables du projet afin d’intensifier les travaux et la coordination avec les responsables des entreprises chargées de la réalisation de la pénétrante autoroutière, dans le but d’assurer une meilleure conduite des travaux notamment au niveau des points de chevauchement des deux projets», avait souligné la même source dans un communiqué posté antérieurement sur sa page Facebook. Il faut noter qu’après un blocage qui a duré de très longues années, dû en partie aux oppositions des propriétaires terriens dans la vallée de la Soummam sur au moins 49 kilomètres d’emprise de ce projet (de Tazmalt jusqu’à Takarietz au moins), qui ont été levées et des travaux y sont en cours. En sus des travaux de creusement du tunnel en cours, deux autres tunnels sont prévus à Sidi Aïch et Seddouk. En février dernier, le projet avait enregistré 5 % de réalisation. «Concernant les oppositions qui continuent à entraver l’opération d’expropriation sur 11 km, les services concernés sont en contact permanent avec les opposants, dans l’espoir de trouver un terrain d’entente», avait-on indiqué encore. Pour rappel, l’Etat a dégagé la somme de 5 581 444 855 DA réservée à l’indemnisation des propriétaires terriens qui demandent la revue à la hausse des tarifs. Ainsi, à Akbou, au village Colonel Amirouche (ex-Riki), des villageois ont rejeté la variante initiale du tracé qui passe par leur village. En matière d’opposition, il existe encore des contraintes qui persistent au niveau de deux autres communes, notamment Tazmalt et Oued-Ghir, mais elles devraient être dépassées.
Hocine Cherfa

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