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vendredi 17 septembre 2021

Décès de Hadj Smaine, hier à Los Angeles : Un grand homme de culture s’en va

L’acteur et metteur en scène, Hadj Smaine Mohamed Seghir, est décédé hier à Los Angeles, à l’âge de 89 ans. Le défunt était l’un des grands noms ayant marqué le paysage culturel algérien à travers de nombreuses émissions télévisées et théâtrales.

Par Massi Salami

Hadj Smaine, durant sa longue et riche carrière d’artiste, a joué dans de nombreux films et pièces de théâtre, comme il a occupé le poste de directeur du théâtre de Constantine. L’enfant de Constantine a fait ses premiers apprentissages dans sa ville natale. Avec ses amis et au sein des scouts, il a commencé à jouer ses premiers rôles de comédien en herbe, au talent incontesté. Il était d’ailleurs l’un des habitués du ciné-club de la ville de Constantine, ex-université populaire. Cet espace, qui était à la fois le conservatoire de la ville avec des locaux attribués à des associations de musiciens, de théâtre amateur et aux scouts, était d’un grand apport pour la formation de Hadj Smaine. Quelque temps après, il rejoint la troupe de théâtre Les milles et une nuits où il évolue pendant des années. Il était entouré de grands noms du théâtre algérien tels que le comédien Hassan Belhadj et Abdelkrim Menai. Après plusieurs années au théâtre, le défunt quitte la troupe Les mille et une nuits et prend l’initiative de créer un théâtre sans «sketch», un genre semblable à celui qui se pratiquait en Europe et dans le monde arabe, en Egypte particulièrement. Hadj Smaine a cependant laissé son empreinte dans différentes troupes théâtrales algériennes. Outre Les mille et une nuits, il était également membre des troupes Les compagnons du Vieux Rocher, L’équipe théâtrale algérienne d’avant l’indépendance (1957 à 1958), La troupe de la Maison de jeunes de Hussein Dey (avant 1962), Les capucines d’Alger (avant 1962) ainsi que le Théâtre national d’Algérie à l’indépendance. Acteur, comédien et metteur en scène accompli, Hadj Smaine a, à son actif, une importante filmographie, renseignant sur la place de choix qu’il occupait sur la scène cinématographique algérienne et les réalisateurs de renom qu’il a côtoyés. Il est à citer, entre autres, «La bataille d’Alger» de Gillo Pontecorvo, «Le vent des Aurès» et «Chronique des années de braise» de Mohammed Lakhdar Hamina, «Patrouille à l’est» de Amar Laskri, «El Harik» et «El Intihar» de Mustapha Badie, «Les aventures d’un héros» de Merzak Allouache.

M. S.

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