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jeudi 25 avril 2024

Début des audiences à la CIJ sur les pratiques sionistes en Palestine: L’étau se resserre autour d’Israël

La Cour internationale de justice (CIJ) a entamé hier les audiences publiques consacrées à la demande d’avis consultatif sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques de l’entité sioniste en Palestine occupée.
Cinquante-cinq Etats, dont la Palestine, présentent, à cette occasion, leurs arguments et participent aux procédures orales devant la Cour, ainsi que trois organisations internationales, pendant une demi-heure par Etat, jusqu’à lundi prochain. La CIJ examinera également au cours de cette session les effets juridiques causés par la violation sioniste du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et l’occupation des territoires palestiniens depuis 1967. Cette action intervient suite à l’adoption, en décembre 2022 par l’Assemblée générale des Nations unies, de la résolution 247/77, qui demande un avis consultatif de la CIJ sur les violations sionistes des droits de l’Homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, y compris à El-Qods. Par son ordonnance du 3 février 2023, la Cour a décidé que «l’Organisation des Nations unies et ses Etats membres, ainsi que l’Etat observateur de Palestine, sont jugés susceptibles de fournir des renseignements sur les questions soumises à la Cour pour avis consultatif et qu’ils pourront le faire dans les délais fixés par l’ordonnance». Ainsi et conformément au paragraphe 2 de l’article 66 de son Statut, la Cour a fixé au 25 juillet 2023 la date d’expiration du délai pour le dépôt des exposés écrits sur les questions soumises. La Cour a autorisé, à leur demande, la Ligue des Etats arabes, l’Organisation de la coopération islamique et l’Union africaine à participer aux procédures. Basée à La Haye, la capitale administrative des Pays-Bas, la CIJ peut donner des avis consultatifs non contraignants sur des questions posées par les organes de l’ONU et d’autres institutions spéciales. Dans un avis consultatif rendu en 2004, la Cour internationale de justice a reconnu que le mur construit par les autorités sionistes dans les territoires palestiniens occupés n’était pas conforme au droit international. Pour rappel, la CIJ, plus haute juridiction de l’ONU, a ordonné le 26 janvier dernier à l’entité sioniste, après avoir été saisie par l’Afrique du Sud quant au génocide perpétré par l’occupant contre le peuple palestinien dans la bande de Ghaza, de s’interdire de cibler des civils palestiniens, de sanctionner les responsables sionistes incitant à la violence et d’autoriser sans entraves l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza.

Al-Maliki appelle à mettre fin à la politique de deux poids deux mesures
Le ministre palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés, Riyad Al-Maliki, a déclaré, hier à La Haye, qu’il était temps de mettre fin à la politique de deux poids deux mesures dans le traitement de la question palestinienne, appelant la Cour internationale de justice (CIJ) à soutenir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Al-Maliki a souligné, dans son discours devant la CIJ, que «depuis plus d’un siècle, le droit du peuple palestinien à l’autodétermination a été refusé». Et de poursuivre : «Il est temps de mettre fin à la politique de deux poids deux mesures dans le traitement de la question palestinienne». Le ministre palestinien a également souligné que «le droit à l’autodétermination n’est pas négociable, et que l’occupation (sioniste) doit prendre fin sans conditions». «Le génocide dont notre peuple est victime est le résultat de décennies d’impunité dont jouit l’occupant», a ajouté Riyad Al-Maliki.

Le Hamas salue la déclaration finale du 37e Sommet de l’UA
Le mouvement de résistance palestinien, Hamas, a salué dimanche soir la déclaration finale du 37e Sommet de l’Union africaine (UA), tenu samedi et dimanche à Addis-Abeba, qui appelle notamment à la fin de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza, et au respect des décisions de la Cour internationale de justice (CIJ) relatives à la situation dans l’enclave palestinienne. Le mouvement Hamas a souligné dans un communiqué qu’il «espère traduire la déclaration finale, avec des mesures pratiques de la part de tous les pays africains amis, d’une manière qui contribue à mettre fin à l’agression et à la guerre de génocide contre le peuple palestinien dans la bande de Ghaza». Il a appelé aussi à «rompre tous les liens avec l’entité criminelle sioniste et à soutenir la lutte du peuple palestinien jusqu’à ce qu’il obtienne ses droits nationaux légitimes, notamment la création de l’Etat palestinien avec El-Qods pour capitale».
Meriem B.

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